« On dit que la légende de l'Ouest fut écrite sur la selle d'un cheval. Mais aucun cheval ne l'avait contée avec son cœur... Jusqu'à ce jour... »
 
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 "Là où coule la rivière" Ft. Atcharyam

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Asrae

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MessageSujet: "Là où coule la rivière" Ft. Atcharyam   Sam 27 Mai - 10:24


Là où coule la rivière

feat Atcharyam

Asrae rêve.
Elle est loin du campement de son humain, mais assez proche pour entendre s’il l’appelle.
Elle se souvient de sa mère, une jument douce mais coriace. Elle s’était blessée dans sa jeunesse, et depuis boitait. Certains chevaux se seraient arrêté de vivre s’ils n’avaient plus pu courir; mais pas sa mère.
C’était un rêve agréable. Elles étaient ensemble, et cette dernière ne boitait pas. Il y avait un immense champ qui étalait son rouge à perte de vue. C’était des milliers et des milliers de coquelicots. Elles dansaient.
Asrae se lève, haut, très haut vers le ciel… Et un sifflement retentit, brisant le songe.
Elle dresse la tête vers le camp. S’approche avec circonspection.
Neloe l’avait attaché la dernière fois qu’elle était venue à lui. Il faut dire qu’elle revenait d’une balade lointaine.
Elle voit du soulagement sur son visage. Est-ce qu’il se demandait si elle viendrait ?
Il tient le bout de la longe qu’elle a cassé.
Neloe soupire. Du soulagement ?
Il s’approche, enfoui son visage dans sa crinière, la serre dans ses bras. Il reste un moment comme ça. Elle souffle doucement dans son cou.
Finalement, il s’éloigne:
Allez. Viens ma belle, on a quelque chose d’important à faire aujourd’hui.
Il la selle, efface les traces de son camp, monte sur son dos.
Elle s’attend à moitié retourner vers les Pics Rocheux, mais il la dirige à l’opposé.
La jument s’installe dans un galop tranquille, qu’elle est apte à tenir un bon moment.

Le sol défile sous ses sabots. Les paysages changent.
Un ruban scintillant apparaît soudain à l’horizon.
Elle dresse les oreilles, intriguée.
Ils s’approchent, et elle reconnait la rivière.
Neloe la laisse plonger son nez dedans.
Elle se désaltère avec soulagement. Ils ont fait un long voyage.
Elle lève alors l’antérieur le plus haut possible, puis le laisse retomber. L’eau se soulève dans un grand éclat et l’asperge de gouttes fraîches.
Sur son dos, Neloe rit.
Elle joue un moment, puis ils repartent, suivant le lit de la rivière.

Le soleil a encore fait une grande avancée dans le ciel lorsque qu’apparaissent des colonnes de fumées au détour d’un méandre.
Elle gravit la colline, et… des tipis. Beaucoup de tipis, à l’abri dans la vallée.
Un grand campement indien lui fait face, au bord de la rivière. Un peu à l’écart, elle reconnaît un petit enclos.
Plissant les yeux, elle observe alors la silhouette d’un cheval, auprès de l’enclos.
Que fait-il là ?
Elle connaît assez les chevaux indiens pour savoir qu’ils déambulent librement dans le camp en s’en éloignant rarement.

Sans s’en préoccuper d'avantage, la jument suivit les instructions de son cavalier, descendant avec précautions vers le campement indien.

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Dernière édition par Asrae le Sam 3 Juin - 14:19, édité 1 fois
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Atcharyam

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MessageSujet: Re: "Là où coule la rivière" Ft. Atcharyam   Sam 27 Mai - 15:54



Monster, monster, I've turned into a monster.



Un soleil brillant illumine le ciel, et le campement indien. Un ciel que de temps à autre, un oiseau transperce de par son vol, en quête de proies. Un ciel parsemé de nuages blancs, aux allures de coton doux et agréable, mais qui demeurent toujours impossible à toucher. Un jour, je galoperai, moi aussi sur ses nuages...

Je m'ébrouai, marchant au pas, tranquillement, entre les tipis, tout en restant sur mes gardes. Je suis connu ici depuis le temps, et les humains comme les chevaux se sont habitués à ne pas m'approcher, ou alors avec appréhension. Les oreilles en arrière, je progressai nonchalamment, perdant mon regard à droite et à gauche, prenant en considération l'emplacement de chacun vis-à-vis de moi. Je gardais toujours mes distances, méfiant envers chaque être vivant, puisque chaque être vivant pouvait être un danger.

Au détour du tipi de Plume de Phoenix, le chien de Cœur Sauvage bondit devant moi, poursuivant sa course folle contre un insecte qui le rendait fou. Je me cabrai, à la fois effrayé et furieux. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'il me passe sous le nez ! Mon hennissement attira les regards de quelques humains, et mon Petit Sauveur quitta son abri pour me rejoindre, avant que je ne cause des dégâts.

- Hey Atcharyam ! Calme-toi, c'est moi ! Tout va bien !


Reposant mes antérieurs au sol sans pour autant changer la position de mes oreilles rabattues sur mon encolure, je m'éloignai en trottant, me rendant à la rivière pour me désaltérer. Mon indien réprimandait son camarade avec lequel il ne s'entendait pas, lui reprochant de ne pas savoir tenir son chien. Je ne les écoutais pas, puisque leur dispute était inintéressante. Ces deux là se prenaient souvent la tête, et je n'aimais pas les éclats de voix, ils me froissaient les tympans. J'avais besoin d'être seul, et isolé de tout ce bruit, grand adepte du silence que j'étais.

Relevant la tête pour admirer un instant le flot de la rivière s'écouler, je fis demi-tour et me postai près de l'enclos. Il n'y avait aucun cheval dans ce dernier, aussi, j'étais parfaitement à l'écart du reste du camp. Cela me permettait également de jeter un œil aux alentours, pour éventuellement surprendre un assaut ennemi, ou un cheval qui tenterait de s'infiltrer par ici. Je n'aimais pas les étrangers. On pouvait même dire que je tenais à ma tranquillité !

Malheureusement, même si j'aimais la sérénité, la vie n'était pas toujours aussi paisible que je l'aurais voulu. Le léger vent qui faisait danser les herbes hautes, l'eau qui s'écoulait insensiblement d'un coin à un autre de cette nature harmonieuse... Voilà un spectacle dont je ne pourrais pas profiter longtemps, puisque instinctivement, je posai les yeux sur une silhouette équine qui descendait en notre direction.

Renâclant, je jetai un bref regard en arrière, quêtant la réaction des indiens. Mais ils ne l'avaient même pas vue. J'observai, le regard plissé dans une expression de mécontentement, ce cheval qui approchait. J'étais attentif, percevant le moindre son, le moindre geste. Je jetai une fois de plus ma tête en arrière, observant les humains, et pour finir, voyant qu'ils ne bronchaient pas, je me mis en marche, comptant bien intercepter l'imprudente monture qui osait s'approcher aussi imprudemment du camp.

Peut-être venaient du fort en éclaireur. Peut-être devaient-ils se faire passer pour des indiens ou autre chose, et qu'ils allaient ensuite informer les cow-boys des faiblesses du camp pour qu'ils puissent en profiter et prendre d'assaut notre territoire. Le territoire où vivait Plume de Phoenix. Je ne pouvais pas les laisser faire ça, et j'étais déterminé à ne jamais les laisser faire sans me battre. Je lutterai jusqu'au bout.

J'approchai, d'apparence sûr de moi. Je dégageais toute l'assurance possible, parce que je me montrais fier. Au fond, je gardais les sens éveillés, l’œil en alerte. D'autres bipèdes les suivaient peut-être de loin. Tout était possible, alors je devais tout envisager, et protéger ceux qui m'avaient recueillis et avaient accepté que je reste auprès d'eux. La vie de Plume de Phoenix en dépendait. Je ne voulais pas qu'on puisse le faire prisonnier.  

Lorsque je vis de plus près son cavalier, je m'arrêtai net, campant fermement sur mes quatre sabots, tout en toisant méchamment le duo qui me faisait face. J'étais suffisamment éloigné pour que cet humain ne tente rien, mais assez proche pour être intimidant. Je me tenais droit, la tête haute et l'air hautain. D'une voix rauque, je pris la parole :

- J'ignore qui vous êtes et d'où vous venez, mais vous n'irez pas plus loin.





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Asrae

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MessageSujet: Re: "Là où coule la rivière" Ft. Atcharyam   Sam 27 Mai - 19:51


Là où coule la rivière

feat Atcharyam

Asrae dresse soudain la tête.
"J'ignore qui vous êtes et d'où vous venez, mais vous n'irez pas plus loin."
C'est le cheval qu'elle a déjà aperçu, la silhouette près de l'enclos.
Elle s'immobilise, et le détaille d'un œil rapide.
Ce qui la frappe d'abord, c'est sa cicatrice autour de son œil borgne. De peur de s'y attarder trop, elle détourne vite le regard. Il a une robe sombre, d'un bai brun aurait-elle dit d'ordinaire, mais cela ne va pas avec l'alezan un peu rouge de ses membres; bai cerise brun le définit mieux. Il possède également une pelote en marque en tête, ainsi qu'une goutte blanche sur le bout du museau.
Une plume piquée dans ses crins et un oiseau de feu peint sur sa croupe prouve son appartenance indienne.
Il respire l'agressivité.
Elle réfléchit un instant à faire un pas en arrière, mais l'étalon pourrait prendre ça comme de la faiblesse, et ce n'est pas la chose à faire.
En tout cas, elle s'efforce de se tasser - "Regarde comme je suis petite, je ne représente pas la moindre menace" - et de se détendre, difficilement, avec la menace qu'il représente.
Pas faible, mais pas un danger non plus.
"Bonjour.", le salue t-elle d'un ton prudent, "Mon nom est Asrae. Je suis une solitaire."
Elle est curieuse, mais pas idiote.
Il parait un peu paranoïaque, et lui demander ne serait-ce que son nom pourrait renforcer son attitude crispée.
Mais donner des informations donne souvent l'impression de maîtriser la situation, et pourrait peut-être le détendre, ou du moins, baisser la tension nerveuse qui parcourt ses muscles.
"J'ai transporté mon humain jusqu'ici à sa demande. J'ignore la raison de ce voyage."
Humain, qui, d'ailleurs, est resté bien calme.
Inclinant la tête, elle l'observe un instant. Lui aussi est crispé. Mais de peur.
Ne fais rien de stupide, je t'en prie, implore t-elle silencieusement.
Un rien pourrait déclencher l'attaque de cet idiot d'étalon.
Elle s'efforce de ne pas trahir sa nervosité.
Au loin, au camp indien, retentit des rires d'enfants.
Ça lui parait tellement décalé avec sa situation qu'elle manque de sourire d'amusement. Ses lèvres frémissent, mais ne bougent pas. Oui, pas idiote, qu'elle disait.

Les indiens... Peut-être pourraient ils la sortir de sa situation ?
Il est forcement lié à un humain, au vu de sa croupe si joliment décorée.
Elle regarde avec intérêt en direction du camp.

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Atcharyam

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MessageSujet: Re: "Là où coule la rivière" Ft. Atcharyam   Mer 31 Mai - 19:14



Monster, monster, I've turned into a monster.



Hum, à ce que je vois, mon intervention l'avait légèrement déstabilisée. Je plantai mon regard anormalement vairon dans ses yeux, qui me détaillaient. Lorsque ses prunelles soutinrent les miennes, mon expression faciale se fronça. Je détestais que l'on regarde mon œil crevé par ce jeune puma, et je comptais bien le lui faire savoir. Je grondai :


- Je peux savoir ce que vous regardez ?



Même si son coup d’œil fut bref à cet endroit, il m'agaça. Je la vis noter consciencieusement mes caractéristiques indiennes, trouvant le temps considérablement long. Contrairement à moi, elle avait une robe aubère un peu quelconque, dont le dégradé s'achevait par une belle couleur blanche. Je devinais bien qu'elle n'avait pas l'air méchant, mais préférais tout de même rester prudent. Elle avait un humain sur le dos, mais aucun des deux ne semblait pas porter le marquage cow-boy dont on m'avait tant parlé. Peut-être était-elle une espionne, et que les espions ne se trahissaient pas aussi bêtement...  

Elle tenta de me montrer symboliquement qu'elle ne représentait aucun danger, en se faisant un peu plus petite, ce que je relevai avec une pointe de fierté, sans perdre de mon agacement. Je restais impassible, le visage fermé, l'air hautain. Elle se présenta, et j'accueillis ces mots par un hochement de tête grave. J'entrepris de lui demander la raison de sa venue, mais elle me devança en m'expliquant que c'était son indien qui l'avait amenée ici, sans qu'elle sache pourquoi. Plutôt étrange comme explication. Je redoublai de prudence.


- Eh bien tant que vous ne le saurez pas, et que vous ne serez pas capable de me le dire, vous ne ferez pas un pas de plus en direction de notre camp., affirmai-je.



J'appuyai ces mots d'un coup de sabot ferme sur le sol, tout en me redressant davantage pour la dominer par ma stature. Je n'oubliais pas de lancer des coups d'oeil tantôt inquiets, tantôt agressifs au bipède qui l'accompagnait, le conseillant intérieurement de ne rien tenter qu'il puisse regretter.

Les autres chevaux du campement finiraient peut-être par voir que je tentais d'éloigner des intrus... Ils en mettaient, du temps, à s'en rendre compte ! Nous aurions pu nous faire assaillir près de cinq ou six fois déjà ! Pourtant, à ma grande surprise, ce ne fut pas un équidé que j'entendis, mais Aube de Lune, le père de Plume de Phoenix :


- Fils ! Je crois que ton cheval fait connaissance avec des étrangers !



Mon Petit Sauveur dégagea la tête de son tipi, avec une expression ensommeillée sur le visage. Bien sûr, tout ça, nous ne pouvions pas le voir puisque nous étions bien trop loin. Nous entendions juste les timbres de voix lointaines qui faisaient pivoter nos oreilles en leur direction. Je ne me laissais pas perturber par cette nouvelle agitation, fixant toujours la jument qui me faisait face. Je ne devais pas baisser ma garde. Certains chevaux sont aussi dangereux que des pumas, et cela faisait échos à mon œil perdu.

Voyant la situation, et comprenant que son étalon n'était pas très avenant, Plume de Phoenix s'empressa d'enfiler ses mocassins et sa tunique, avant de nous rejoindre en courant. Il se posa vers mon épaule, posant sa main sur celle-ci qui tressailli sous son contact dans le but de me calmer, puis il salua l'autre humain qui semblait perplexe face à ma réaction. Après s'être assuré que je ne broncherais pas plus que je ne l'avais déjà fait, il s'empressa de demander :


- Mon cheval ne vous a pas causé d'ennuis ?



Trop poli, mon petit... Bien trop poli. Je soufflai, encore plus énervé maintenant que mon petit camarade s'exposait de lui-même au danger. Son père regardait attentivement la scène d'un peu plus bas, son harpon à la main au cas où la situation dégénérerait. Mais celui qui réagirait le plus vite en ce cas, ce serait moi.


- Que venez-vous faire près de notre camp ?, s'enquit mon indien.



Ah, la question que nous nous posions tous ! Pourquoi être venu ? Pour faire des prisonniers ? Pour capturer nos chevaux ? Il était temps d'être curieux Plume de Phoenix, et surtout d'apprendre à être davantage méfiant envers les inconnus...

Comme il ne suivait pas mes conseils puisqu'il ne les entendait pas, il me fit reculer de quelques pas. Je fronçai les sourcils, toujours mécontent, et soufflai à la jument :


- Prenez garde, je vous ai à l’œil. Et j'ai tendance à mordre.



Au moins là, elle était prévenue.




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MessageSujet: Re: "Là où coule la rivière" Ft. Atcharyam   Sam 3 Juin - 14:19


Là où coule la rivière

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L'étalon continuait dans sa lancée d'idiot agressif.
Il n'avait pas remué un muscle, pas fait même mine de se détendre, se contentant de la fixer d'un regard froid, son agressivité emplissant l'air entre eux comme des orages dans un ciel sec.
Sa nervosité laissa brièvement la place à de l'agacement face à son comportement, et sa queue fouetta l'air.
Même face à l'explication de sa présence ici, il n'avait que eut l'air plus contrarié.
Ne s'était-il jamais fait monté sans avoir le choix de la direction ? Ne connaissait-il pas les humains ?
Peut-être s'était elle trompée, en fin de compte. Mais comment expliquer la plume et la peinture ?
Il la distraie de ses pensées en déclarant:
"Eh bien tant que vous ne le saurez pas, et que vous ne serez pas capable de me le dire, vous ne ferez pas un pas de plus en direction de notre camp."
Il envoie un coup de sabot dans le sol, comme pour bien lui montrer de quelle manière il compte l'en empêcher.
D'un mouvement brusque, sa queue trahit son agacement en allant siffler dans l'air.
Eh, coco, comment veut tu que je le sache ? C'est pas comme si je parlais l'humain., songe t-elle amèrement.

Et d'ailleurs, sous les regard réguliers de l'étalon, Neloe ne bouge toujours pas.
Une bonne nouvelle de prise, c'est déjà ça.
Mais que font les autres humains ?
Comme pour répondre à sa question, une voix fuse en bordure du campement, venue d'un humain qui a le regard fixé sur le bai.
"Fils ! Je crois que ton cheval fait connaissance avec des étrangers !"
Donc il possède bien un humain. Son ignorance de leurs comportements est étrange...

Sans doute en réponse au cri, un humain se presse alors jusqu'à eux. Asrae croit deviner que c'est celui de l'étalon, car il pose la main sur son épaule en un geste d'apaisement, avant de se tourner vers la jument et son monteur.
"Mon cheval ne vous a pas causé d'ennuis ?"
Neloe secoue la tête avec raideur, et tente de plaisanter avec un sourire crispé:
"En tout cas, c'est un bon gardien. Et je crains qu'il ne nous ait effrayé tout les deux."
Asrae fouette de nouveau l'air de sa queue.
Effrayée ? Non. Nerveuse, face à ce mâle shooté aux testostérones et paranoïaque.
Mais son agacement ne l'aveugle pas, et elle observe la tension de l'étalon qui monte dès que son humain s'avance vers eux.
Est-ce qu'il est possessif ? Agacé car il n'aura plus l'occasion de déclencher une bataille ? Ou a t-il peur de la menace qu'ils représentent ?

"Que venez-vous faire près de notre camp ?", s'enquit l'indien.
Curieuse de la réponse, surtout de ce qu'il avait annoncé comme important ce matin là, Asrae penche la tête de façon à pouvoir observer à tout loisir son cavalier.
Et, effectivement, le spectacle vaut le détour.
Il rougit, commence à bafouiller, pour finir par annoncer:
"Et bien..., en fait..., hum..., je voudrais..., j'aurais besoin..."
Semblant se rendre compte du ridicule de son comportement, il aspire une grande goulée d'air et annonce: "Je suis venu pour le camp, en fait."
Il laisse passer un petit silence, puis ajoute: "J'aurais besoin d'aide... Avec Asrae."
Et bien là ! On peut dire qu'elle est scotchée.
Besoin d'aide ? Avec elle ?
Elle en manque presque sa dernière phrase, quasiment chuchotée: "Ce n'est pas elle le problème, voyez. C'est moi. J'ai l'impression... De faire n'importe quoi."
Il rougit encore. Semble très gêné de s'être laissé à faire cette confidence. Se racle la gorge.
"Enfin bref. Voilà donc la raison de ma venue. Croyez vous que quelqu'un pourrait m'aider ? Qu'une aide serait possible ? Je ne veux pas déranger..."

Alors là, pour une surprise, c'est une surprise !
Elle laisse tomber sa tête, quittant l'observation de son cavalier, et jette un coup d’œil vers l'autre cheval.
A un moment donné, il avait reculé sans qu'elle ne l'ait remarqué.
Elle laisse échapper un souffle d'air, prisonnier sans qu'elle n'en ait pris conscience.
L'espace qu'il a libéré lui donne l'impression de sortir d'une cage, et elle commence à se détendre.
Mais l'étalon ne l'entend pas de cette oreille, et il lui siffle un avertissement:
"Prenez garde, je vous ai à l’œil. Et j'ai tendance à mordre."
Encore ahurie, elle ne répond rien, puis se reprend et songe avec colère Je n'aime pas blesser, mais ça ne veut pas dire que je suis une petite chose sans défense. Lui aussi pourrait bien tâter de mes dents. Et de sa queue griffer encore l'air, témoignage de sa colère.

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