« On dit que la légende de l'Ouest fut écrite sur la selle d'un cheval. Mais aucun cheval ne l'avait contée avec son cœur... Jusqu'à ce jour... »
 
Nous recherchons actuellement unes équipe de rédaction pour le journal. Si vous êtes intéressé(e), envoyez un message privé à Atlas.
Le concours du printemps est achevé ! N'oubliez pas de votez pour votre texte favori !

Partagez | 
 

 Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Forêt Noire

avatar

Messages : 6
Points d'XP : 5
Date d'inscription : 15/02/2017

MessageSujet: Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~   Lun 5 Juin - 21:24

Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~ Privé | Atlas

Life is not a fairytale and there are no happy endings

Le printemps. Une saison que l'étalon appréciait beaucoup, pour lui, c'était la renaissance de cette Terre. Les feuillages des arbres se renouvellent, les prairies deviennent colorées, les oiseaux chantent, de nouveaux êtres naissent, c'est la paix et l'harmonie. En cette belle journée ensoleillée, la douce brise de printemps soufflait lentement sur les longues étendues du Cimarron. Le dominant décida de prendre une journée de repos et parti se promener vers la plage. Le costaud marchait doucement, profitait de cet instant de paix et décida de se diriger vers ces vestiges qu'il appréciait pour son calme et son atmosphère reposante. Sur son chemin, il croisa une biche et son petit qui avaient l'air de profiter également de cette belle journée. Voir ainsi une petite famille heureuse et épanouie le remplissait de joie et lui rappelait qu'il avait aussi la chance d'en avoir une merveilleuse. En franchissant une des entrées des vestiges, il se dirigea vers un chêne immense qui dominait cette grande salle. Il s'allongea à son pied, sur la mousse verdâtre qui avait poussé durant toutes ces années. Il ferma les yeux et se concentra sur les sons qu'émettait la nature. Le brun appréciait énormément ces moments seuls. Il était bien ici.




Merci beaucoup à PF (Atlas) pour cette magnifique signature ! **
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Atlas
Inclinez-vous devant votre
Inclinez-vous devant votre
avatar

Messages : 225
Points d'XP : 170
Date d'inscription : 23/12/2016
Age : 16

MessageSujet: Re: Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~   Mar 6 Juin - 20:24




Dans cette noirceur infinie...
Atlas & Forêt Noire


Le Roi leva le regard vers le ciel. D'un bleu azuré, limpide. Parcouru ici et là de quelques voiles nuageux, fins et légers, se déformant lentement au contact de la brise légère et tiède. Nulle silhouette obscure de rapace ne venait le troubler. En contrebas, son troupeau, masse bien peu uniforme de robes variées, demeurait paisible. Tous vaquaient à leurs occupations ; ils paissaient, discutaient. Les gardiens jetaient des regards alertes aux alentours, les oreilles dressées et les naseaux dilatés. Mais aucun danger ne se présentait. Les prédateurs, si tant est qu'il y en ai sur les terres du Roi, étaient déjà repus. Les petites proies, plus faciles à capturer, grouillaient dans les plaines et les forêts. Elles se jetaient hors des terriers où elles avaient passé l'hiver, et, comme hébétées de tant de lumière, de tant de chaleur, s'empressaient de courir sans semblant de but, seulement pour courir, pour profiter des rayons solaires, des senteurs de renouveau, du pépiement des oiseaux qui accompagnaient le printemps. Toute leur méfiance s'envolait alors, et les griffes et les crocs rougissaient de leur sang tandis qu'elles s'y jetaient stupidement.

Printemps, saison de la vie, du renouveau. Les êtres venaient au monde. Et la terre rougissait du sang. Comme pour équilibrer le nombre de ceux qu'elle portait, la Nature donnait et prenait tout à la fois. Cruelle et impitoyable. Mais le Roi ne baisserait pas sa garde. S'il lui fallait lutter contre la Nature, contre les lois implacables de l'Univers elles-même, il le ferait. Pour protéger les siens. Parce qu'un Roi se doit d'être protecteur farouche de son royaume.

Atlas échangea un bref regard avec la matriarche. D'un signe de tête, elle répondit à son ordre tacite – veille sur eux. Laissant son troupeau sous la régence de la jument, le Roi prit le chemin de la frontière. Son territoire était paisible. Son instinct l'appelait ailleurs. Lui qui avait parcouru le Monde ne pouvait se satisfaire de ces quelques vastes étendues qui étaient son royaume.
Ses pas le portèrent jusqu'aux flots d'azur de la Plage aux Vents. La légère brise poussait les vagues sur le sable blond, où elles s'effaçaient en déposant derrière elles la sueur blanchâtre de l'écume, là, aux sabots du Roi. Mais là n'était pas le lieu vers lequel il avançait ainsi. Son instinct lui dictait de poursuivre sa route. Que cherchait-il ? La tranquillité ? Le conflit, pour faire jouer ses muscles qui depuis bien trop longtemps demeuraient inactifs ? Lui-même ne semblait pas le savoir.
Secouant sa longue crinière de jais, le Clydesdale s'avança dans les flots qui semblaient reculer face à lui. La marée baissait au rythme de ses pas puissants. Arquant l'encolure, le Roi effleura la surface scintillante de ses naseaux, et, comme mu par une force qu'il ne contrôlait, s'élança dans un trot étonnamment souple pour un tel colosse. Son large poitrail fendait les eaux, laissant à sa suite une traîne d'écume qui s'agitait au gré des vaguelettes. Bientôt, la fraîcheur de l'onde caressait son dos, soulevant sa masse imposante pour l'entraîner dans une danse autant aérienne qu'aquatique.
Le sable vint frôler les sabots du Roi. Il nagea sur quelques mètres encore, avant de laisser ses membres se poser sur le fond. Il ralentit, tandis qu'il suivait la courbe qui doucement montait jusqu'à la plage à présent proche de la petite île. Il laissa bientôt les flots et l'écume derrière lui ; s'ébrouant, il abandonna le sable humide et s'enfonça dans la forêt verdoyante où il savait se cacher les Vestiges Mystérieux.



(c) PF




Autre :
 


Parce qu'Atlas, c'est The Best :
 


Couleur de parole : goldenrod
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Forêt Noire

avatar

Messages : 6
Points d'XP : 5
Date d'inscription : 15/02/2017

MessageSujet: Re: Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~   Mar 6 Juin - 22:06

Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~ Privé | Atlas

Life is not a fairytale and there are no happy endings

L'étalon était tellement apaisé qu'il finit par s'endormir à l'ombre du grand chêne, allongé sur la mousse fraîche qui parsemait le sol des ruines, accompagnée de nombreuses sortes de plantes différentes, plus ou moins grandes. Une légère brise printanière soufflait dehors et se faufilait à travers la verdure, et venait jusqu'au géant, comme si des serviteurs étaient là à lui faire de l'air pour le rafraîchir. Il était bien, jusqu'à maintenant. Mais ses pensées en décidèrent autrement. Durant sa courte sieste, il fit un rêve. Dans ce rêve, le brun était en pleine guerre contre des humains, il se battait pour protéger sa harde, en vain. Il était épuisé, à bout de forces, recouvert de blessures de guerre. Il s'écroulait et se fit piétiner par les chevaux des soldats, et sombra dans la mort. Il se réveilla dans un sursaut, et se leva. Forêt se secoua pour enlever les petits morceaux de mousses collés à son pelage. Soudain, ses oreilles se tendirent. Il avait ressenti une odeur inconnue qui se rapprochait en sa direction. Il se concentra, et pu sentir l'odeur d'un étalon imposant. Il plaqua ses oreilles en arrière et prit ses précautions. Il n'avait pas senti d'odeurs humaines, mais il préférait tout de même faire attention. Le trait se dirigea vers cette odeur et se mit derrière un des murs des ruines, même s'il savait que cela ne servirait à rien puisque l'étalon qui venait à sa rencontre le sentirait, et l'avait peut-être même déjà senti. Il regarda discrètement pour essayer de voir si cet équidé était accompagné d'un bipède. Il jeta un coup d’œil furtif et se remit derrière la bâtisse. Il n'y avait effectivement pas d'humains. Rassuré, le bai brûlé décida de sortir de sa cachette, sûr de lui. Il ne voulait pas surprendre le géant qui arrivait, alors il se dirigea vers lui d'un pas sûr. C'était un grand cheval de trait, brun, parsemé de pommelures. Ses yeux vairons étaient bleu et jaune, et une liste parcourait le chanfrein de celui-ci. Il était majestueux, et il ne savait pas pourquoi ni comment, mais Forêt Noire ressenti une émotion qu'il n'avait jamais ressentie avant de toute sa vie. Comme des picotements dans son ventre, des étincelles dans ses yeux. Sans se rendre compte, il s'était arrêté de marcher, admirant la bête venant à lui. Ces courts instants ressemblaient à une scène au ralenti. Il était admiratif. C'était Atlas.




Merci beaucoup à PF (Atlas) pour cette magnifique signature ! **


Dernière édition par Forêt Noire le Mar 11 Juil - 17:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Atlas
Inclinez-vous devant votre
Inclinez-vous devant votre
avatar

Messages : 225
Points d'XP : 170
Date d'inscription : 23/12/2016
Age : 16

MessageSujet: Re: Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~   Mer 7 Juin - 20:05




Dans cette noirceur infinie...
Atlas & Forêt Noire


Le Roi avançait parmi les arbres. Ses sabots se posaient sur une mousse épaisse, une végétation dense dégageant des parfums d'humidité, de vieux, de sauvage. Le tapis vert sombre qu'il foulait, et qui rendait ses pas lourds et puissants aussi silencieux que ceux d'un félin, semblait avoir traversé le temps, connu le sang, les larmes, les rires. Il marchait dans les traces que bien d'autres, peut-être des générations entières, avaient laissé avant lui. Face à tant de fantômes du passé, face à l'infini du temps, le Roi aurait pu se sentir minuscule, insignifiant. Pourtant, il n'en était rien. Le monde lui avait appartenu. L'éternité était seulement un instant futile, aussi éphémère qu'un battement de cils, qu'une vie monotone et brisée. Il était le Roi de ces temps. Il était le Roi de cet instant. Et aujourd'hui, c'était son nom que chantait la brise. Ceux de ses prédécesseurs sur cette Terre avaient été oubliés par le murmure des vagues. Atlas. Ils le chanteraient longtemps.

L'obscurité tachait la robe du colosse. Elle jouait, se mouvait au rythme de ses pas, dessinant le contour de ses muscles puissants, de son large poitrail, de ses crins de jais. Elle mouchetait d'ombre son dos, laissant quelques éclats de lumière se mêler à sa danse tandis qu'au-dessus du Roi se penchaient les arbres aux feuillages percés. Ces petites touches de soleil faisaient luire comme des milliers de petits diamants les gouttelettes qui s'accrochaient encore au titan.
Atlas pivota brusquement les oreilles. Aux senteurs de la mousse venait brusquement de se mêler celles d'un équidé. Trop récente, trop intense pour n'être qu'un passage. Les muscles du Roi vibrèrent. Un autre l'épiait. Il continua cependant son chemin, désintéresse, comme portant peu d'estime à ces vagabonds qui le couvaient du regard comme pour le jauger. Aucun ne lui arrivait à la cheville. Aucun n'était en mesure de le vaincre. Aucun humain ne pourrait contenir sa farouche fureur et enrouler autour de sa musculeuse encolure un lasso. Il ne le permettrait pas – il devait veiller sur son troupeau, et aucune barrière, aucune corde ne l'en empêcherait jamais.

Un équidé apparut soudain devant lui, avançant dans sa direction, sortit de derrière l'une des ruines. Malgré la pénombre de la forêt, Atlas n'eut aucun mal à discerner sa robe chocolat sombre aux longs crins blond ivoire. Sur sa face où se dessinaient de grands yeux luisants s'esquissait également une large liste immaculée qui plongeait dans la peau rose pâle de son bout du nez. Il n'était pas bien grand – pas plus que la moyenne –, mais taillé de muscles. Une de ces races de trait miniatures, à peine plus robustes que de simples poneys. Atlas avait aussitôt reconnu celui qui s'avançait. Forêt Noire. Autrefois, il l'avait côtoyé, et avait été son chef. Avant que celui-ci ne quitte ses rangs pour fonder son propre troupeau. Cela n'avait guère dérangé le Roi, dont le troupeau demeurait invariablement le plus vaste, le plus respecté. Forêt Noire avait la réputation d'être particulièrement proche des siens – au point, parfois, de les laisser prendre des décisions qui devraient habituellement revenir à leur chef ou de contester son autorité. Atlas ne comprenait pas que l'ordre et la tranquillité puisse naître dans de telles circonstances. Chacun devrait connaître sa place, et respecter ses supérieurs, dont son chef, à qui revenaient les décisions concernant le groupe ainsi que la lourde tâche de le protéger.

Atlas s'immobilisa, posant son regard vairon sur le petit trait qui avait lui-aussi cessé d'avancer. Celui-ci le considérait avec des yeux brillants d'une étincelle d'admiration. Le Clydesdale le jaugea rapidement d'un bref regard. L'enviait-il ?

« Salutations, Forêt Noire. » prononça-t-il de sa voix grave et profonde.



(c) PF




Autre :
 


Parce qu'Atlas, c'est The Best :
 


Couleur de parole : goldenrod
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Forêt Noire

avatar

Messages : 6
Points d'XP : 5
Date d'inscription : 15/02/2017

MessageSujet: Re: Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~   Mar 11 Juil - 17:48

Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~ Privé | Atlas

Life is not a fairytale and there are no happy endings

Le géant contempla quelques instants le petit trait et lui adressa la parole d'un ton grave (ce que Forêt appréciait le plus), plongeant ses yeux vairons dans le regard du brun :

« Salutations, Forêt Noire. »

L'étalon fut surpris et embarrassé. Ne sachant pas quoi répondre, il dit un simple « Bonjour Atlas. » d'un ton ferme pour ne pas montrer cet état de soumission. Il ne savait pas quoi dire pour lancer la conversation, il se sentait gêné. Parfois, il s'en voulait de ressentir des sentiments pour les étalons. Il essayait de s'intéresser aux juments pour être comme tout le monde. Ce n'était pas sérieux. Il fallait qu'il se trouve une compagne, et non un compagnon. Ce n'était pas acceptable pour un dominant de troupeau. Mais Forêt ne pouvait pas s'empêcher d'admirer le beau clydesdale.
Il était perdu dans ses sentiments, et il détestait ça.




Merci beaucoup à PF (Atlas) pour cette magnifique signature ! **
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Atlas
Inclinez-vous devant votre
Inclinez-vous devant votre
avatar

Messages : 225
Points d'XP : 170
Date d'inscription : 23/12/2016
Age : 16

MessageSujet: Re: Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~   Sam 15 Juil - 18:29




Dans cette noirceur infinie...
Atlas & Forêt Noire


Un éclair de gêne avait un instant traversé le regard sombre du plus petit. Il semblait se gonfler d'embarras, de timidité, n'osant et ne sachant que faire et que dire.

« Bonjour Atlas. » répondit-il, un peu trop brusquement sans doute.

Le Clydesdale le contempla avec curiosité et un certain étonnement quelques instants durant. Sa voix s'était emplie d'une étrange fermeté, qui ne lui ressemblait guère. Le bai connaissait suffisamment bien son interlocuteur pour savoir que quelque chose, en cet instant, n'allait pas. Craignait-il que le colosse ne lui reproche d'avoir quitté le troupeau, d'avoir fondé sa propre harde ? Après tout, c'était la première fois que les deux dominants se retrouvaient face à face, et seuls, depuis le départ de l'aîné des deux.
Pourtant, Atlas n'en voulait nullement au second. Il savait que celui-ci avait suivi les conseils de l'ancien dominant de l'unique troupeau - sous les ordres duquel ils s'étaient côtoyés un certain temps. Aussi longtemps qu'il ne poserait aucun soucis ni au titan, ni à son troupeau, les deux groupes cohabiteraient pacifiquement, chacun sur leurs terres.

« Comment se portent les tiens ? » s'enquit Atlas malgré sa flagrante indifférence à l'égard de l'autre harde.

Il ne s'intéressait guère, à vrai dire, à ceux qui avaient suivi Forêt Noire. Même si la plupart avaient été ses camarades autrefois, s'ils avaient été membres de son propre troupeau,
à présent, ils n'étaient plus sous sa protection. Le sombre était-il un bon gardien pour les siens ? Malgré sa robustesse, il n'était pas bien grand. Et puis, il semblait n'avoir que bien peu d'autorité. Comment pouvait-il empêcher les disputes, maintenir l'ordre entre les différentes personnalités des membres de son troupeau s'ils ne le respectaient pas entièrement ?



(c) PF




Autre :
 


Parce qu'Atlas, c'est The Best :
 


Couleur de parole : goldenrod
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Et dans cette noirceur infinie surgit le rayon de lumière ~
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mais qu'est-on allé faire dans cette galère ?
» [Jour VIII] « Que diable allait-il faire dans cette galère ? »
» [PREFETS] Que diable allait-il faire dans cette galère ?! [Terminé]
» Jusqu'où ira t-on dans cette société ?
» LYON : ville où je suis né........................

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cimarron RPG :: RP :: Terres Libres :: Les Vestiges Mystérieux-
Sauter vers: