« On dit que la légende de l'Ouest fut écrite sur la selle d'un cheval. Mais aucun cheval ne l'avait contée avec son cœur... Jusqu'à ce jour... »
 

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 Farewells - Solitaire - Jamais tu ne seras Roi.

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MessageSujet: Farewells - Solitaire - Jamais tu ne seras Roi.   Lun 12 Juin - 5:19



Farewells

« Jamais tu ne seras Roi, fils du mensonge et de la trahison, fils de la déchéance. »

.


Carte d'identité



Prénom : Farewells (anciennement Tell me Truth)
Âge : 3 ans.
Origine : troupeau lointain.
Famille : fils d'Atlas.
Sexe : masculin.
Race : Clydesdale x Rocky Mountain Horse.
Groupe : solitaires.
Grade : solitaire.

.


Physique


Farewells, Farewells, comment peux-tu encore croire ces mensonges ? Les autres ne disent pas la vérité, tu le sais bien. Tu sais bien que, malgré tout ce qu'ils peuvent dire, tu n'es pas comme ils le prétendent. Tu es laid. Tu es impur. Tu es une erreur de la nature, tu le sais bien. Tu n'aurais jamais du exister. N'est-ce pas ?

On te dit que tu es grand, musculeux mais pourtant élancé. Que tu es imposant, splendide. On te vantes tes membres solides, tes crins et tes fanons développés qui virevoltent dans la brise au gré des foulées amples de tes galops ; ton élégance, la noblesse de tes gestes, tes sens aiguisés. On te susurre mielleusement que ta robe est une splendeur, que ton corps brun clair a la couleur du miel et que le soleil lui donne des reflets d'or, que ta tête et tes membres plus sombres sont d'un charme tout particulier, que tes crins, si sombres qu'ils semblaient noirs aux premiers abords, te vont à ravir. Et l'on te dit que ces marques étranges, qui couvrent ton dos et tes membres, sont effilées comme des griffes immaculées. Que ton en-tête en losange, et ton grisonné entre les naseaux, sont la touche finale d'un tableau de maître. Et que tes yeux d'ambre et d'or en sont la dernière merveille.

Et tu les crois encore ? L'espoir a grandit au fond de ton cœur, je le sais. L'espoir d'être beau. Mais tu sais bien que c'est faux, n'est-ce pas ? Souviens-toi, souviens-toi mon pauvre petit, tu n'es qu'un impur. Tu n'es que le mélange de deux sangs, le fruit d'un croisement contre-nature, qui n'aurait jamais du avoir lieu. Tu ne devrais pas t'attarder sur ces choses futiles et faussées que l'on te raconte. Tu devrais te maudire à chaque instant d'être ici-bas. Tu n'aurais jamais du exister.

.


Caractère


Tu n'as pas toujours été ainsi. Avant, tu étais un poulain comme les autres. Tu étais simple, puéril, joueur, heureux. Et puis tu as grandit. Et puis l'on t'a mentit. On t'a mentit, encore et encore, on a enfoncé cette lame dans ton chétif cœur, sans l'avouer, mielleusement, hypocritement, derrière des sourires faussement sincères.
A présent tu sais. Tu sais qu'ils mentaient, tout ce temps, qu'ils se jouaient de toi. Tu as ouvert les yeux. Tu es seul. Tu es seul, depuis si longtemps. On t'a chassé. On t'a bafoué. Comme ils l'ont fait pour ta mère, comme ils ont brisé sa vie. Eux. Tous. Le monde entier. La confiance n'existe pas, la méfiance est de garde. Tu ne peux te confier qu'à toi-même. Mais toi, tu ne m'abandonneras jamais, pas vrai ? Toi, tu m'aimes ? Oui, mon petit, moi je ne te dirais jamais que la vérité. Mais tu sais bien que je suis seulement dans ta tête. Mais je n'ai confiance en personne d'autre qu'en toi. C'est toi qui me l'as appris, que je devais me préserver de tout ces mensonges. C'est toi qui m'a ouvert les yeux, qui m'a appris que je n'étais qu'un monstre, parce que les autres mentaient et se moquaient de moi en prétendant l'inverse. Pauvre petite chose, je ne suis là que pour t'aider. Je te protèges. Je suis la seule compagne de ta solitude. Mais je ne suis qu'une Voix. Je ne peux que te guider. Je sais bien que tu es seul. Que tu as peur. La nature a été bien dure avec toi. Elle ne t'a fait ni beau, ni fier, ni ambitieux. Elle t'a laissé la naïveté, la sincérité, la loyauté, la gentillesse, la bonté. Elle a fait que tu pardonnes facilement, bien trop. Tu aimerais tant connaître la rancune, l'amertume, la colère, la haine, toutes ces émotions qui t'empêcheraient de t'attacher, d'oublier la méchanceté des autres, de leur pardonner, de souffrir. Mais tu en es incapable. Oh, tu fais bien des efforts. Tu peux te montrer glacial, parfois. Et même si tu te montres généreux, amical et tendre auprès des autres, tu sais que tu ne peux leur faire confiance. Peu à peu, tu empruntes le chemin de ta libération. Tu ressens cette haine qui s'empare de ton cœur, lentement, comme une ombre paresseuse. Le monstre deviendra l'ombre. Et ce jour-là, ils paieront pour leurs crimes. Ce jour-là, tu oublieras jusqu'à ta mère, toutes ces souffrances. Et ils ne seront plus que les pions de ton jeu. Grâce à toi. Tu m'as appris à me défendre de la haine des autres. Tu m'as enseigné la soif de vengeance.
Ils souffriront autant que j'ai souffert.

.


Histoire


Te souviens-tu ? Te souviens-tu, pauvre âme démente, pauvre cœur déchu ? Oui, c'est cela : la peur. L'incertitude. La haine. La douleur. Oh, comme tout cela est clair dans ta mémoire ! Comme tu en souffres ! Nous le chanteras-tu, ce conte tragique et pittoresque ? Vois comme tu frémis, comme la crainte t’habite, comme ton regard se noie, s'emplit, disparaît. Tu es si faible. Si pathétique. Tu l'as toujours été.

Tes origines sont nobles et enviables, certes. Mais tu n'es qu'un simple croisé, un mélange repoussant de sangs pourtant purs et fiers, n'est-ce pas ? Oui, il est vrai que ta mère était la créature la plus splendide que l'on puisse découvrir dans ce monde. Quant à ton père… Oh, quelle étrange histoire ! On te l'avait souvent répété, lorsque tu n'étais qu'un poulain chétif et puéril, que c'était un fier étalon, mort vaillamment en affrontant un traître, un puissant étalon qu'il avait considéré comme son fils jusqu'à ce que celui-ci se retourne contre lui – pour le pouvoir, sans doute. Mais plus tu grandissais, plus on comprenait. Comment pouvais-tu être le fils du Gris, de cet ancien dominant si aimé et respecté, alors que tu ne lui ressemblais en rien ? Ton père ne t'a jamais désiré. Ton père est un banni, un traître, un exilé. Jamais il n'a posé sur toi son regard vairon. Jamais.
Ainsi vins-tu au monde. Fils illégitime, né du sang, de la haine. On s'étonna de te voir brun, alors que ton père ne pouvait qu'être le Gris, et l'on se méprit en laissant ceci sur le compte de la robe chocolat de ta mère. Tu étais le jeune Prince, le futur dominant, et l'on se réjouissait de ta venue pourtant tardive malgré la peine que l'on avait de savoir que jamais ton ''père'' ne connaîtrait ton existence. Ta mère te nomma Tell me Truth. Il t'aura fallu bien longtemps avant de comprendre ; ce nom, c'était l'unique chose que ta mère souhaitait. Que le traître lui dise la vérité…

Lorsque tu fus en âge de te questionner sur l'existence de ton géniteur en observant les grands mâles du troupeau s'occuper de leurs poulains, tu reçus de ta mère la seule explication qu'il avait dût partir, qu'il t'aurait aimé s'il avait encore été présent. Des autres, tu appris ton héritage princier.
Plus tu grandissais, plus tu devenais robuste. Tu étais plus grand que les autres poulains de ton âge, plus puissant aussi. Tes fanons se développaient, et on se questionnait. Pourquoi ressemblais-tu de moins en moins à tes parents ? Jusqu'à ce que l'on comprenne. Tu n'étais pas le fils du Gris.

Le troupeau était à l'époque agité. Le Gris était mort, assassiné froidement par le Prince héritier qui avait pour cela été exilé à peine une année plus tôt. Et ta douce mère demeurait seule dirigeante du harem. Oh, non qu'elle fut une mauvaise dominante par nature. C'était une jument à l'écoute des autres, qui savait écouter les conseils des mieux avisés. Mais depuis la mort de son compagnon, elle avait changé. Elle errait autour du troupeau, tête basse, comme lassée de la vie. Elle avait perdu le goût à tout, et demeurait muette dans sa solitude, jusqu'à ce que sa douleur explose en gémissements et en lamentations. Ta mère sombrait chaque jour un peu plus. Elle n'était plus qu'une ombre, une ombre vieillissante, brisée par une vie de mensonges, de secrets, de douleur. Elle était ailleurs, perdue dans ses pensées, comme aveugle. Elle s'éloignait de toi autant qu'elle avait peur de te perdre. Tu étais comme son ultime souffle. Et elle s'effondrait, dans une terrible déchéance qui n'était ni plus, ni moins que son agonie. Les membres du harem commencèrent par se montrer compatissants envers leur dominante au cœur brisé. Puis, peu à peu, alors que la situation s'éternisait, ils virent naître en eux le doute. Etait-elle capable d'assumer un tel rôle, aussi fragile et brisée ? Les plus audacieux commencèrent à dénoncer son incapacité, à marmonner que le troupeau ne pouvait pas demeurer ainsi sans chef digne de cela. Peu à peu, le troupeau émit ouvertement des remarques acerbes sur les capacités de leur dominante, et une atmosphère de doute et de tension s'installa, prête à éclater à tout instant.

Et cet instant fut celui ou l'on comprit. Son rejeton était un impur, non pas le fils du dominant, de son compagnon, mais celui d'un autre, d'un inconnu, étranger au troupeau. La colère du troupeau fut terrible. Ils se retournèrent contre la jument, la chassant, la bannissant, la menaçant.
Ainsi s'enfuit-elle, chassée par les siens, troublée au plus profond d'elle-même, entraînant à sa suite le si jeune poulain que tu étais, pauvre petite chose.

Et tu ne comprenais pas. Quoi, ton père n'était pas le Gris ? Qui étais-tu, alors ? A ces questions, la jument ne répondait que par de tristes regards, comme ne pouvant t'avouer la vérité. Tu lui en voulut, de ses secrets, de ses mensonges. Mais que pouvais-tu faire ? T'enfuir, et mourir des griffes de la faim ou d'un prédateur ?
Vous avez erré bien longtemps. Les années se succédèrent, et tu pardonnas à celle qui te faisait tant souffrir par son silence. Tu pardonnes toujours. Seules les incertitudes et les craintes demeuraient. Tu te questionnais, et, troublé, sans aucune réponse plausible, tu te torturais l'esprit à chercher encore et encore. La solitude t'étreignait, la douleur te faisait violence. Oh comme tu souffrais ! Et tu ne savais pas vers qui te tourner. Alors ce fut vers toi-même. Et je vins à toi. Pour te sauver. Pour te libérer. Pour te bercer, pauvre enfant.
Ta mère, quant à elle, semblait se porter de mieux en mieux. Alors que le temps passait, elle reprenait goût à la vie, s'appuyant sur toi comme si tu étais le pilier de son univers.

C'était une nuit pluvieuse où le vent se déchaînait, et où de sombres nuages voilaient la clarté lunaire. Vous aviez trouvé refuge sous un grand saule au bord d'une large rivière, dont les branches ployaient jusqu'au sol, pour gagner quelques heures de repos. Au beau milieu de la nuit, tu te réveillais en sursaut, pour découvrir que ta mère n'était plus à tes côtés.
Inquiet, tu l'appelais, et la cherchais sous la pluie battante. Un rayon lunaire te permit d'entrevoir ses longs crins pâles malmenés par la brise, en haut d'un surplomb. Le regard rivé vers le ciel de ténèbres, elle hurlait pour couvrir le vent. Elle hurlait, les yeux baignés de larmes, et gémissait toute sa peine et sa colère.

« Où es-tu, à présent ? Où es-tu pour voir ce que ton fils est devenu ? Tu m'as tout volé, tu m'as tant mentit, sais-tu seulement combien je te hais ? Pourquoi ne puis-je te haïr ? »

Tu t'approchais, et lui murmurais doucement, avec toute ta gentillesse, qu'il fallait s'abriter à présent. Elle se retourna vivement, et te dévisagea, les yeux écarquillés. Son regard croisa le tiens, et tu y vis l'horreur, la peur, toutes ces choses dont tu l'avais cru dépourvue tant elle était vide.

« Comment tout cela a-t-il pu tourner ainsi ? Oh, mon fils, il n'était qu'un mensonge ! C'était seulement un monstre. Il m'a mentit, tout ce temps. Il ne m'a jamais dit la vérité. C'était tout ce que j'aurais demandé, la vérité. Pourquoi nous a-t-il tous trahis ?
– Qui donc ?
–  Le Prince… Ton père…
»

Ce fut le moment où tu compris. Il te fallait le retrouver. Mais tu ne pouvais entraîner ta mère avec toi ; elle avait déjà trop souffert par sa faute. Comment lui annoncer que tu partais ? Comment la laisser seule, pour aller pourchasser un fantôme de son passé ?
Tu mis quelques jours à hésiter. Puis tu pris ta décision.

Un matin, tu pris le chemin d'un petit troupeau que vous aviez rencontré peu auparavant. Ses membres s'étaient montrés sympathiques à  votre égard, vous proposant de demeurer avec eux. Lorsque ta mère te questionna sur la raison de ton envie de les revoir, tu lui expliqua tout. Elle devait rejoindre leurs rangs. Elle ne pouvait rester seule.

« Mais je ne suis pas seule ! Je t'ai, toi.
– Je… Je vais partir. Je le dois.
– Pourquoi ? Tu t'ennuies de ta vieille mère ? Oh, Tell me Truth, tu sais que je suis encore assez vaillante pour te suivre, aussi loin soit-il !
– Non. Tu ne peux pas me suivre. Je vais retrouver mon père. Je dois savoir qui il est. Et il doit savoir combien il t'a fait souffrir, et combien il devrait souffrir de ça.
– Oh, mon fils… Ne m'oublie pas… Adieu, Farewells…
»

Ainsi lui fis-tu tes adieux. Ainsi pris-tu le nom de Farewells, car, après tout ce temps, la vérité n'existerait plus jamais.
Tu cherchas la trace de ton géniteur pendant une année entière, errant, questionnant. Vainement, vaillamment. Avais-tu la moindre chance de le retrouver, dans ce monde si vaste ? Alors tu errais, tu espérais. Jusqu'à ton arrivée dans le Cimarron.

Tu découvris un troupeau, un jour. Dans la masse de robes si diverses, tu cherchas une silhouette musculeuse, imposante, comme tu l'avais si souvent entendu au sein de ton troupeau natal. Sans trop d'espoir, ton regard fouillait le groupe. Vainement. Mais tu as tourné la tête. Et tu l'as vu.
En marge du troupeau, sur un surplomb, il se dressait avec majesté. Immobile, splendide. Il était puissant, grand, avec une robe brune sombre qui luisait sous le soleil. Ses longs crins flottaient dans la brise, ses fanons imposants dansaient dans l'herbe. Il tourna brusquement la tête en ta direction. Le souffle court, tu demeurais immobile, espérant que les broussailles et les ombres de la forêt te dissimuleraient à sa vue. Malgré la distance, son grisonné ne t'échappa pas. Pas plus que son œil ambré.
Aucun doute.
C'était lui.

Tu te raidissais en te rendant compte qu'il te fixais à présent droit dans les yeux. Déjà, ses oreilles se plaquaient contre son crâne, et il s'élançait dans ta direction. Tu étais sur ses terres. Tu étais une menace. Tu fis volte-face et t'enfuis, disparaissant dans les profondeurs de la forêt. Tu étais bien trop frêle pour te battre contre ton père.

Depuis, tu as appris de par des solitaires qu'il se nommait Atlas, et qu'il dirigeait le troupeau. Tu l'admires et le crains autant que tu souhaites qu'il sache combien ta mère a souffert par sa faute. A vrai dire, tu sais bien que tu lui voues une adoration bien supérieure à ta colère. Tu hésites à rejoindre son troupeau, pour en savoir plus sur lui. Mais, pauvre enfant, il faudra bien que tu lui avoues, un jour…

.


Informations



○ Histoire complexe ? : ☑️
Autre : des éléments du futur de ce personnage sont déjà établis, ils seront à prendre en compte dans son évolution au cours des rps. Merci de m'envoyer un message privé afin d'en être informé si vous êtes intéressé par lui.

○ Est il lié avec d'autres personnages ? : Fils d'Atlas.

○ Rp test requis ? : ☑️

.


Kit


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Autre :
 


Parce qu'Atlas, c'est The Best :
 


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