« On dit que la légende de l'Ouest fut écrite sur la selle d'un cheval. Mais aucun cheval ne l'avait contée avec son cœur... Jusqu'à ce jour... »
 
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 « Beyond wars remain our forbidden feelings. » - Hurricane

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Anoki

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MessageSujet: « Beyond wars remain our forbidden feelings. » - Hurricane   Jeu 29 Juin - 19:53




Lets be friends despite the hate
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L'herbe encore humide de rosée fouettait les membres de l'étalon tacheté. Ses crins virevoltaient à sa suite, soulevés par la vive brise que provoquait son galop fou. Son large poitrail fendait l'air, ses muscles imposants saillaient, s'activaient tandis qu'il frappait lourdement la terre de ses sabots. Il fonçait à travers ces terres bien connues, flèche d'ébène parée de plumes d'azur et bariolé de peintures aux teintes écarlates. Le kerry bog laissa échapper un petit hennissement euphorique, et envoya ses postérieurs danser au-dessus du sol, vers le ciel, dans un formidable coup-de-cul qui manqua de le déséquilibrer. Mais il ne ralentit pas, reprenant maladroitement sa course folle à travers les territoires indiens. Il était heureux. Il était libre. Il aurait pu, à cet instant, s'envoler vers les nuées.

« Doucement, Anoki ! »

Le contact de la corde dans sa bouche se fit plus dur tandis qu'elle se tendait. Sur son dos, il sentit la position de son cavalier se modifier, le poussant à ralentir. Il résista quelques instants, déçu d'abandonner ainsi sa course insensée, secouant la tête en tentant de chasser la tension des cordes. Puis, se résignant, il ralentit l'allure, tombant dans un canter souple et cadencé. Bidziil flatta son encolure qui se couvrait d'un fin voile de sueur, et lui fit prendre le chemin du camp. Partis à l'aube, les deux compères avaient eut tout le loisir de galoper à travers leurs terres. A présent, le devoir les rappelait auprès des leurs.

Anoki parvint aux premiers tipis d'un trot léger et tranquille. Il renâcla lorsque la corde se tendit de nouveau dans sa bouche, lui intimant l'ordre de s'immobiliser. Il attendit patiemment que son cavalier mette pied à terre et, après une caresse affectueuse,
lui retire la couverture fine qui lui couvrait le dos et les cordes qui lui servaient de bride. L'étalon, le regard illuminé de malice, se frotta affectueusement à son cavalier qui manqua de perdre l'équilibre. Tandis que celui-ci ouvrait la bouche pour réprimander sa monture indisciplinée, Anoki s'esquiva et s'enfuit vivement entre les troupeaux, avec un petit hennissement provocateur.
Le kerry bog s'éloigna pour gagner la rivière. Il plongea le bout du nez dans l'eau fraîche, ravi de pouvoir enfin se désaltérer. L'eau cristalline, qu'il aspirait à grandes gorgées, apaisa sa gorge asséchée. Il redressa la tête et s'ébroua, avant de s'adonner sans la moindre culpabilité à apaiser sa faim de l'herbe grasse et verdoyante qui couvrait la rive.

Un cri le fit brusquement relever la tête de son appétissant goûter. Ses oreilles pivotèrent vers le camp. Un des indiens avait-il un problème ? Frémissant, dans la crainte que quelque chose n'aille pas, il demeura attentif, tous ses sens en éveil afin de comprendre l'origine de la menace et la raison du cri humain - qui n'était pas celui d'un enfant. De nouveau, des exclamations au ton colérique et outré retentirent. N'y tenant plus, il s'élança vers le camp, sous le tonnerre de son galop.
Il ne ralentit pas en traversant le camp, évitant de justesse les indiens qui sortaient de leurs tipis, curieux de savoir eux-aussi pourquoi ces cris résonnaient. Il aperçut alors un attroupement à une certaine distance. Des indiens, tenant tous fermement leurs armes affûtées. Les oreilles de l'étalon se plaquèrent contre son crâne. Un intrus, venu les menacer ? Entre deux indiens, il aperçut soudain un éclat bleu sombre. C'était la couleur des uniformes des soldats. Il entrevit alors une touche rousse. Il comprit.

Forçant encore l'allure, l'étalon du chef bondit au milieu de l'attroupement. Les indiens s'écartèrent d'un bond avec des cris surpris et furieux. Sans leur laisser le temps de réagir, le mâle tacheté saisit entre ses puissantes mâchoires la lance qu'un indien abaissait sur l'intrus pour le menacer, et la jeta au sol avec un renâclement qui exprimait clairement son mécontentement. Il se redressa, secouant sa longue crinière d'ébène, et s'interposa entre les humains de sa tribu et la cible de leur colère dans un geste protecteur. Les indiens, comprenant que la monture de leur chef n'agissait pas sans raison, se reculèrent de quelques pas en marmonnant avec incompréhension des propos rudes et furieux.

« Écartez-vous ! s'exclama soudain la voix calme de Bidziil. Cet homme est mon invité. »

Les indiens échangèrent des regards interloqués, avant d’obtempérer. Bidziil s'approcha des intrus, et, d'une tape à l'encolure, remercia Anoki d'être intervenu. Le Noir s'ébroua et, la menace écartée, se détendit. Il tourna enfin son regard vers le nouveau venu -
ou plutôt, les nouveaux venus.

« Je vois que vous n'avez toujours pas la notion de danger. plaisanta-t-il, affichant un sourire aussi malicieux qu’enthousiaste. Il plongea son regard smaragdin dans l'unique œil valide du mâle alezan face à lui, et lui donna un petit coup du bout du nez, amical. Bienvenue chez moi, Hurricane.»



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MessageSujet: Re: « Beyond wars remain our forbidden feelings. » - Hurricane   Ven 30 Juin - 1:06

Anoki et Hurricane

Lets be friends despite the hate

L'étalon sommeillait doucement, son corps inerte se soulevant au rythme de sa respiration saccadée, entravée par le mauvais rêve de liberté qu'il vivait pourtant enfermé entre ces fragiles murs de bois vieillit. Ce fut le simple bruit d'une porte grinçante qui éveilla le cuivré en un sursaut d'énergie, se redressant d'un coup sec et net, faisant même trembler ses pattes donnant de lui l'image d'un frêle poulain, qui pour la première fois tenterais le levé.

Pourtant, lui tenait et plissant les yeux, il eut vite fait de reconnaître, grâce à l'ombre qui se décalquait, son homme de compagnie ; petit et douillet il n'y en avait qu'un comme cela. L'alezan hésita, puis avança franchement vers le petit homme, qu'il n'avait pas vu depuis un bout de temps. Plus sagement celui-ci l'accueillit d'une caresse sur le chanfrein et sans un mot lui passa le licol, dans le but de la faire sortir de cet endroit.

Hurricane fut attaché à la maigre barre d'attache et après deux ou trois petites minutes d'attentes les sabots plantés dans le sol, le petit bipède revint équipées d'une masse de matériel colorée. Le pelage du borgne fut alors brossé en profondeur, dans l'objectif de faire renaitre ses nombreuses nuances qui semblaient se cacher, enfuient sous une masse impressionnante de poussière. Une fois toutes les brosses passées sur sa robe, tous ses sabots curés, son œil soigné, l'humain recoupa légèrement la crinière afin que celle-ci ressemble à quelques choses, retailla soigneusement la queue, tout en prenant soin de ne pas toucher le toupet du brun, qui par moment le caractérisait tant.

L'équipement fut alors installé délicatement sur le dos d'Hurri, ce qui en premier lieu le surpris un peu plus habituer au jeter de selle. Enfin le filet fut installé et Colt, détacha son cheval de guerre préféré le faisant boire une dernière fois avant de grimper comme il le pouvait sur son borgne. C'est au petit trot que les deux compagnons sortirent du fort, pressée de redécouvrir les paysages herbeux des plaines sous un nouveau jour.

~

L'alezan galopait à nouveau, ses sabots effleurant l'herbe grasse, ses membres s'étirant de plus en plus loin, son encolure s'allongeant au maximum, lui conférant une allure rapide et vaste. Il avait depuis plusieurs minutes déjà pris le mors au soldat et celui-ci étrangement ne tirait pas, comme s'il comprenait que l'étalon avait besoin de se défouler, il levait même légèrement ses fesses de la selle, procurant ainsi des ailes à l'équidé.

Le cuivré bientôt se raidit et de lui-même ralentit la galopade estimant qu'il avait assez profité ou du moins étant trop essouffler pour la continuer, il entendit alors un murmure de félicitations provenant de son cavalier et malgré sa fatigue palpable laissa échappé un léger hennissement de joie, content de sortir de sa miteuse écurie. Plus tranquillement alors le trapus repris les rênes, puis le dirigea vers un endroit qu'il ne connaissait pas.

Bientôt, après une longue marche qui lui avait permis de reprendre ses esprits, au loin le mâle aperçut quelques constructions de bois et de ce qui semblait être une sorte de tissus, des humains habillés étrangement semblait occuper à toute sorte d'activité dont il ne connaissait ni le but ni l'achèvement. A coter des personnes normales s'en tenait de toute petite qui courant à toute vitesse lâchaient de forts piaillements aiguës énervant déjà le malvoyant.

Son cavalier peu sûr de lui, lui donna alors l'ordre d'avancer, le quarter posa un antérieur devant l'autre et plus vite dévala la petite pente qui les séparaient de ce qui ressemblait à un campement. Un tout minuscule bipède cria, arrachant les oreilles d'Hurricane et bientôt il se retrouva encerclé par une foule du genre hostile prête à leur sauter à la gorge au moindre mouvement. Il se pétrifia au même titre que son humain et grogna « Quelle accueil… »

Il souffla de plus belle lorsqu'un homme à terre sembla reprocher, ou du moins poser une question sur un ton fortement aimable, à Colt. Aucune réponse n'en sortit : juste un hoquet de surprise brisa le lourd silence. Et une ombre noire surgit, L'alezan se tourna subitement et de son œil valide observa Anoki le dépêtré de cette situation d'une façon bien étrange, les hommes écoute-t-il les chevaux par ici ?

Décidément une bonne journée s'écoulait. Une voix forte vint soudain interrompre la mini-assemblé aussi sympathique soit-elle. Colt se détendit immédiatement à son entente et salua tout le petit monde désemparé qui se trouvaient devant lui avec respect.

« Je vois que vous n'avez toujours pas la notion de danger. Bienvenue chez moi, Hurricane.»

Il n'eut aucune réaction, un temps de latence s'écoula et enfin lorsque le l'indien le salua le borgne afficha un sourire, lui rendant sa salutation, tout en tournant légèrement la tête pour mieux observer les lieux dans lequel il se trouvait.

« Hé au moins on peut dire que l'accueil est jovial, chez toi »

Rétorqua-t-il sur le même ton, l'œil brillant de malice, plantant le temps d'un instant son regard ambré dans celui émeraude de l'étalon. Colt descendit et après avoir donné une légère caresse de récompense enleva rapidement l'harnachement de sa monture, qu'il déposa à une barrière non loin du chef indien, il le salua une énième fois tout en s'excusant de la pagaille qu'il venait de causer d'une voix qui reflétait sa gène palpable. Il se retourna et échangea un regard avec son cheval matinalement apprêté lui accordant implicitement le droit de vagabonder, à condition qu'il revienne, Hurri laissa échapper un hennissement comme pour lui indiquer qu'il avait compris, ce qui provoqua le sourire du grassouillet, qui se retourna et partit sur une discussion des plus intense.

Il se retourna alors vers le plus foncé, afin de pouvoir le retrouver dans son champ de vision et d'un ton des plus émerveillée affirma :

« En tout cas, ça m'a l'air magnifique…C'est...Heu dit moi c'est quoi ça ? »

Questionna finalement l'étalon intéressé du monde qui l'entourait, tout en montrant du bout du museau les plus petits qui s'agitaient sans cesse..




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MessageSujet: Re: « Beyond wars remain our forbidden feelings. » - Hurricane   Dim 2 Juil - 20:49




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« Hé, au moins on peut dire que l'accueil est jovial, chez toi ! »

Anoki pouffa face à l'exclamation pleine d'ironie de l'alezan. Lui et son cavalier avaient eut de la chance qu'il intervienne avant qu'ils ne soient malmenés par les membres furieux de la tribu.

« Je doute que si un loup, même aussi bien nourrit que ton cavalier ou apportant avec lui un sac de pommes, s'approchait de toi, tu l'accueillerais plus chaleureusement qu'ils ne l'ont fait. » répliqua-t-il avec sympathie.

Le Noir comprenait très bien la réaction des siens. Les soldats avaient toujours été leurs ennemis. Trop de guerres avaient éclaté, trop de sang versé pour oublier cette vieille rancune entre les deux camps adverses. Et même un soldat esseulé, et d'apparence aussi inoffensif que le cavalier du borgne, présentait une menace pour la tribu. Mais Bidziil semblait s'être lié d'amitié avec l'humain grassouillet, au point de l'inviter au sein même du camp. Malgré le danger que cela constituait, Anoki ne pouvait en vouloir à son propre cavalier. Après tout, n'était-il pas devenu lui-même un ami sincère d'une monture des soldats ? N'avait-il pas été lui-même un cheval de guerre de ceux-ci, par le passé ?

Colt - car tel était, dans les souvenirs du Noir, le nom du soldat - descendit maladroitement de sa monture et lui retira selle et bride, comme s'il s'apprêtait à rester quelques temps dans le camp. Bidziil intima d'un regard à son étalon de ne pas chercher à entraîner l'alezan dans ses bêtises, ne souhaitant sans doute pas que celui-ci décide de retrouver sa liberté et ne disparaisse dans la nature en laissant son pauvre cavalier sans monture.

Les deux humains s'éloignèrent ensemble vers le centre du camp, sans doute pour discuter comme le font sans cesse les humains. A peine eurent-ils disparu que Hurricane tourna son unique œil valide, qui luisait d'émerveillement, vers le kerry bog.

« En tout cas, ça m'a l'air magnifique… C'est...Heu dit moi, c'est quoi ça ? »

Il désigna du bout du nez un groupe d'enfants qui, curieux, s'étaient avancés timidement et épiaient la scène, sans cesser de remuer et de s'égosiller. Anoki ne put retenir un gloussement face à l'ignorance de son acolyte. Quoi, n'étais-ce pas évident ? Il se souvenait de l'absence d'enfants au Fort. Pourtant, il n'avait pas été bien troublé en devenant cheval indien. Autrefois, il avait parfois aperçut ces petites créatures, dans son pays natal, lorsqu'elles passaient avec leur parents dans les foires où étaient vendus les chevaux. Il n'avait pas mit longtemps à comprendre.

« Voyons, tu ne devines pas ? Ce sont des enfants. Des poulains humains, en quelques sortes. » répondit-il entre deux éclats de rire.



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MessageSujet: Re: « Beyond wars remain our forbidden feelings. » - Hurricane   Dim 2 Juil - 23:20

Anoki et Hurricane

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« Voyons, tu ne devines pas ? Ce sont des enfants. Des poulains humains, en quelques sortes. »

Termina tranquillement entre deux rires l'indien. Hurricane arqua un sourcil étonné d'enfin savoir à quoi ressemblaient les fameux moustiques dont les rares soldats qui en possédaient, passaient leurs journées à raconter leurs exploits comme leurs bêtises d'une voix à la fois émerveillé, fier et désespérée, à tous camarades qui voulait bien prêter l'attention nécessaire pour écouter ce genre de récits.

Et lui n'en avait jamais remarqué un seul, la vie au fort était spécial bien que l'on ne puisse pas s'en plaindre ; il mangeait à sa faim, buvait à sa soif et Colt le soignait de temps en temps ; pas tout le monde peut en dire autant... Mais, la grosse contrepartie se payait dans le sens où il ne voyait pas des choses exceptionnelles et restait souvent cloîtré entre quatre murs, ne sachant pas grand chose de l'extérieur, à part ce que lui avait appris sa mère.

« J'en avais déjà entendu vaguement parler mais… Jamais vue de toute ma vie, c'est la première fois ! »

Conclue-t-il calmement tout en fixant les fameux enfants, un petit sourire aux coins des lèvres. L'alezan se secoua légèrement et se retourna vers Anoki, pour sûr il appréciait la compagnie de cet ami si différents de lui, mais cependant et même à ce moment précis il ne pouvait s'empêcher de se sentir d'une débilité profonde comparé à lui, bien qu'il ne reniait pas qu'il le soit légèrement voir plus.

Il tressaillit, puis souffla légèrement. A présent une question lui brulait littéralement les lèvres ; celle des origines. Le cuivré s'interrogea quelques instants sur le fait de savoir si oui ou non il avait le droit de lui poser ; à cette question certains répondaient tout souriant, expliquant dans les moindre détails leurs magnifiques terres d'origines, quand pour d'autres ce n'étaient pas la même joie… Ils se braquaient, se refermant dans leurs bulles, le regard noir plein d'un sens dont la seule signification claire et précise était un beau et grand « dégage ».

Cependant, l'ébène intriguait beaucoup le borgne, de par sa stature, sa robe, ses crins, son caractère… Enfin rien chez lui ne semblait normal ou commun à se demander si son passé l'était aussi. Le soldat hésita encore quelques secondes, marquant une pause dans la conversation, puis trancha finalement ; au meilleur ils auraient une conversation pleines de rebondissement et intéressante, au pire il serait aveugle plus vite que prévue ne pouvant fuir, aux vues des capacités de courses de l'autre mâle qui en passant le battait à plat de couture : Hurri se souvenant très bien de la course qu'il avait lamentablement perdue, rien de bien fou en soi.

Il s'éclaircissa légèrement la voie, puis commença :

« Et toi, tu as grandis ici, comme eux ? Tu sembles connaitre tant de choses sur le monde qui t'entoure, c'est incroyable »

Termina-t-il sur une note légèrement plus faible, presque chuchoté. Le quarter était effectivement totalement dépassé par le savoir de l'autre et retrouvait son âme inoublié de poulain émerveillé à chaque fois qu'il parlait, buvant ses paroles et ses connaissances, tout en en sachant pas d'où elle provenait.




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MessageSujet: Re: « Beyond wars remain our forbidden feelings. » - Hurricane   Ven 14 Juil - 19:24




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« J'en avais déjà entendu vaguement parler mais… Jamais vu de toute ma vie, c'est la première fois ! » s'exclama le borgne.

Un léger sourire éclairait ses lèvres. Il se tourna vers le Noir, les yeux brillants d'affection. Anoki lui rendit son regard. Même s'il n'avait rencontré l'alezan cuivré qu'une seule fois auparavant, il ne pouvait s'empêcher de le considérer comme un ami proche. Et Bidziil semblait lui aussi placer une grande confiance en son cavalier, pour l'avoir invité au sein du camp. Le kerry bog ne put retenir un gloussement en se disant qu'au fond, cette journée passée pris au piège de la marée avait permis aux deux indiens de tisser des liens avec ces nouveaux amis. Malgré la situation dérisoire, ça avait sans doute été les meilleurs instants que les deux compères aient pu vivre depuis longtemps, et s'il avait eut la capacité de remonter le temps, Anoki n'aurait probablement rien changé de cette mésaventure extraordinaire.
Tout à ses pensées, le Noir s'aperçut soudainement que la curiosité avait envahit le regard borgne de l'alezan. Il semblait tergiverser, les lèvres parcourues de légers tressautements comme s'il souhaitait parler mais que quelque chose l'en retenait - l'hésitation. Anoki pencha la tête dans un signe encourageant. Quoi que puisse dire son ami, il ne s'imaginait pas pouvoir le prendre mal.

« Et toi, tu as grandis ici, comme eux ? Tu sembles connaitre tant de choses sur le monde qui t'entoure, c'est incroyable. » lâcha-t-il dans un murmure.

Hurricane contemplait à présent l'Indien avec émerveillement - et un peu d'appréhension aussi, sans doute envers sa réaction. Anoki lui adressa un sourire rassurant et s'approcha un peu de lui. Il réprima la brume de tristesse qui enveloppait son regard au souvenir de ses périples d'antan, s'efforçant de ne garder en mémoire que le bonheur qu'il ressentait, là-bas, dans son pays natal.

« Pourtant, j'ai traversé les mers avant d'arriver ici. Je viens d'une terre appelée Irlande - là-bas, on l'appelait Eire. C'était... Magnifique. Plus vert qu'ici. Plus vaste.
Mais j'ai rarement eut l'occasion d'en profiter, et l'on m'a fait franchir l'océan dans un navire,
traverser des paysages mystérieux dans un train, avant que je ne parvienne ici. J'ai vécut au Fort, comme toi, tu sais ? Mais il y a eut la guerre... Ce jour-là, j'ai perdu bien trop, mais je suis devenu un Indien, avec Bidziil.
» expliqua-t-il d'une voix lointaine.

Le souvenir des êtres aimés qu'il avait perdu au cours de la bataille, et de sa vie toute entière, lui arracha un soupir. Un instant, il se demanda s'il devait questionner Hurricane,
à propos de ses enfants qu'il n'avait jamais revu depuis le combat, de ceux qu'il avait côtoyé au Fort. Etaient-ils encore en vie ? Mais il secoua la tête, comme pour s'éclaircir les idées.
Il ne pouvait pas. C'était comme si le temps n'était pas encore venu d'avoir la certitude.

« Et toi, d'où viens-tu ? » expliqua-t-il d'une voix lointaine.



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MessageSujet: Re: « Beyond wars remain our forbidden feelings. » - Hurricane   Ven 21 Juil - 19:42

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Le cuivré attendit plus que sagement la réponse de l’ébène, pendue à ses lèvres, les oreilles tendues prêtent à caresser le ciel qui semblait lui aussi toujours aussi beau en ces parages.

« Pourtant, j'ai traversé les mers avant d'arriver ici. Je viens d'une terre appelée Irlande - là-bas, on l'appelait Eire. C'était... Magnifique. Plus vert qu'ici. Plus vaste.
Mais j'ai rarement eut l'occasion d'en profiter, et l'on m'a fait franchir l'océan dans un navire, traverser des paysages mystérieux dans un train, avant que je ne parvienne ici. J'ai vécut au Fort, comme toi, tu sais ? Mais il y a eut la guerre... Ce jour-là, j'ai perdu bien trop, mais je suis devenu un Indien, avec Bidziil.  


Expliqua son ami, d'une voix qui semblait peu à peu éteindre, comme étouffer d'un trop plein de souvenir uniques, d'émotions différentes, la nostalgie semblait s'installer à ce moment, histoire d'un instant de réconfort. Puis le plus foncée soupira, pas longuement, mais avec la force que cela peut avoir. Le borgne se demanda l'origine de celui-ci, tout en mettant en cause la longue tirade qui venait de lui tomber dans les oreilles.

Il se questionna quelques secondes sur ce qu'il venait d'entendre un tas de questions fusant en lui, sans qu'aucune ne trouve de réponse valable : Qui avait-il perdue ? Comment cela était-il arrivée, lui aussi avait donc vécu dans un fort ?… Il se tut réfléchissant à ce qu'il avait entendu jusqu'à ce que la question lui fut retourné.

Plus brièvement, il chercha à formuler quelques lignes, expliquant son si court tracé, quelques tirades revenant sur sa jeunesse. Mais rien ne lui parvint dans ces flots déchaînés de souvenirs brefs et marquants. Il s'efforça un peu et d'une voix calme repris :

« Humm, je viens de vraiment pas loin, d'un autre fort enfaîte. Il y faisait un plus chaud et sec, mais pas vraiment de différences notables comparée à ici. On m'a « entraînée » là-bas et envoyé ici ensuite. C'est à cet endroit que je suis née et que je suis devenue borgne. »

Eclipsa-t-il d'une voix plus franche, laissant enfin sa mémoire guidée ses paroles, tout en lui épargnant de se remémorer quelques tragiques épisodes de sa vie. Il tourna légèrement la tête vers l'endroit où se trouvait, il y a encore un instant les bipèdes puis rajouta plus souriants :

« Je crois, je sais même, que je préfère profondément cette terre, peut-être à cause des chevaux qui y vivent, surement grâce à Colt, qui me rend la vie facile.. »

Il souriait légèrement pendant sa tirade. Finalement, il appréciait grandement son petit humain grassouillet et doux. Puis il se détourna de cette vision pour une fois de plus, se mettre en face d'Anoki, une idée derrière la tête. Il souriait de plus belle et les yeux brillants interpella plus doucement l'indien :

« Une petite visite guidée des lieux, ça te dirais ? »

Proposa-t-il, curieux de mieux connaitre ce lieux, ou visiblement les chevaux étaient rois en certaines faveurs.





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