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 Kesegowaase - Mâle - Indien

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Atlas
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MessageSujet: Kesegowaase - Mâle - Indien   Lun 30 Jan - 6:08



C'était la fin.

« C'était comme si le monde tournait, et que je ne galopais plus assez vite pour le suivre. »

.


Carte d'identité


Prénom : Kesegowaase.
Âge : presque sept ans.
Origine : Angleterre.
Famille : inconnue.
Sexe : mâle.
Race : pur sang anglais.
Groupe : indiens.
Grade : inapte.

Autre : son postérieur gauche est brisé. Il ne peut plus le poser et s'en servir. Il ne peut donc plus galoper ou autre, et doit se contenter de boitiller sur trois membres.

.


Physique


Kesegowaase est grand. Nul ne peut le nier. Il approche le mètre soixante-dix, et sa silhouette, élancée et haute, se montre plus musclée qu'on ne pourrait le croire. S'il ne peut plus galoper, ça ne l'empêche pas de clopiner aussi vite qu'il le peut, l'air nostalgique, ce qui lui fait conserver sa masse musculaire. Il possède de longs membres achevés par des sabots solides, et de longs crins, ni tout à fait lisses, ni tout à fait ondulés.
Sa robe est pie bai pangaré. Son corps est d'un roux que l'on retrouve plutôt chez les alezans, et une teinte plus pâle est visible sur son poitrail et son ventre. Ses crins sont noirs, avec une large mèche blanche à la fin de la crinière ; ses membres le sont aussi, bien qu'ils paraissent bruns sombres. Il possède une tâche à l’œil droit et sur le naseau gauche, une autre au niveau de l'encolure, du côté gauche, qui rejoint sa crinière et y forme la mèche blanche, et deux de ses membres sont immaculés. On pense à des balzanes, mais c'est trop haut pour en être ; à l'antérieur droit, cela monte presque en haut du membre, mais laisse légèrement entrevoir un dégradé de poils un peu plus sombres prouvant que, sous cette tâche blanche, le membre est noir comme les autres. Au postérieur gauche, la tâche déborde sur la cuisse. Ce membre est d'ailleurs plus faible que les autres et tenu en l'air. Kesegowaase ne peut plus s'en servir suite à son accident.
Sur ses membres noirs, les sabots le sont également, tandis qu'ils sont crème sur les deux autres. Kesegowaase possède de magnifiques yeux émeraudes. Au fond, il n'a rien perdu de son charme, le bai couleur de feu, qui enflammait les pistes de course sous le tonnerre de ses sabots.

.


Caractère


Fier - Orgueilleux - Ronchon - Agressif - Soumis envers les plus forts et ses supérieurs - Déteste les traîtres - Lâche.

Lorsque vous verrez Kesegowaase, vous le qualifierez sans doute de râleur. C'est vrai, il est ronchon. Rien ne semble jamais lui aller. Vous le direz autoritaire. Oui, il aime qu'on le respecte et fait la loi auprès des indiens, dont il tolère seulement la présence. Vous le penserez lâche. Effectivement, il se montre doux comme un agneau envers ses supérieurs et les plus forts. Vous le trouverez méfiant. Il déteste par dessus-tout les traîtres, même à ses ennemis, et se garde bien d'être trahit. Mais Kesegowaase est avant tout un étalon brisé, sans plus aucun but. Il avait une vie, avant. On l'aimait, on l'admirait, il avait le monde à ses sabots. Désormais, il n'a plus l'ombre d'une vie. On le laisse seul dans son coin, on l'ignore. Son membre brisé est le symbole de sa douleur. A cause de lui, il est obligé de vivre avec les humains. Sans les indiens pour le protéger, il ne pourrait survivre aux prédateurs et à la rude vie sauvage. Il reste donc près des tipis, se lamentant silencieusement de ne pouvoir galoper dans les vastes plaines. Il refuse toute tentative d'approche. Il veut juste qu'on le laisse tranquille. Il n'a plus aucune utilité, maintenant. Il n'est pas bon psychologue, pas spécialement doué avec les mots, n'a pas une intelligence hors du commun et ne peux plus offrir ses talents physiques. Il se renferme derrière un air ronchon, voir agressif, mais sait que s'il ne se montre pas soumis envers les plus forts, il pourrait être blessé gravement. Alors il se tait, il subit, et décharge sa furie sur les plus faibles. Oui, c'est un lâche. Mais que pourrait-il faire d'autre ?
Il fait violence à son propre orgueil. Il est fier, il ne veut de l'aide de personne, il ne veut ramper devant aucun être. Mais il n'a pas le choix. Sa vie est en lambeaux.

.


Histoire


Le vent sifflait. Tout était flou autour de moi. Le tourbillon de la vitesse m'emportait, et chaque centimètre de rêne supplémentaire que me laissait mon jockey me faisait allonger les foulées. La pression de ses jambes contre mes flancs m'encourageait davantage. Il serrait dans son poing une cravache, mais ne s'en servait pas ; c'était inutile. Je fonçais comme une flèche, mes sabots soulevant le sol à chaque foulée. Et, tandis que je passais la lignée d'arrivée en tête, loin devant mes concurrent, on scandait mon nom :

« Thunder Blaze ! Thunder Blaze ! »

___

On m'admirait. On m'adorait. J'étais le favori, celui qui gagnait toutes ses courses. Le plus rapide. Après chaque course, j'étais choyé, on prenait soin de moi. On me traitait comme un roi. J'étais toujours entouré de photographes, de journalistes, d'adorateurs qui ne voulaient que moi. Devant mon box s'alignaient les trophées, les rosettes, les photos de mes victoires. J'étais heureux, en ce temps-là. J'étais quelqu'un.

___

Les derniers deux-cent mètres. Je galopais follement, donnant tout ce que mes muscles avaient à offrir. Dans les tribunes, on retenait son souffle. Soudain, une exclamation retentit. Je savais ce que cela signifiait. Je m'arrachais au sol, galopant plus vite encore, et laissait loin derrière moi le concurrent qui avait eut l'audace de croire pouvoir me rattraper. Mais la fatigue commençait à me rattraper. Mon jockey - un jeune, que je n'avais encore jamais eut sur le dos -, m'avait lâché trop tôt. Si bien que j'aperçus vite la tête de mon rival, l'autre favori, qui grignotait du terrain. Nous fûmes flanc contre flanc quelques secondes, puis, au prix d'un ultime effort, je pris mon envol. Jamais je n'avais galopé si vite. C'en était effrayant, mais terriblement grisant. J'arrachais la piste sous le tonnerre de mes sabots, je bondissais comme un torrent indomptable. Mais mon jockey, qui n'était pas habitué à monter un champion, un pur sang si rapide, se crispa. Il s'agrippa à ma crinière et, ce faisait, glissa légèrement puisque je prenais un virage. Ce fut l'erreur fatale. Je fus emporté par son poids. Je trébuchais, et m'effondrais sur la barrière qui vola en éclat.
Une violente douleur me prit le postérieur. Je hurlai de douleur. Le second favori, emporté par son élan, n'avait pas pu s'arrêter à temps. Dans la vitesse effrayante où nous allions, il piétina involontairement mon membre et s'écroula. Le monde tourbillonnait autour de moi. Tout était confus. Dans la panique, je voyais juste qu'il me fallait finir la course. Je me relevais tant bien que mal, et, le postérieur sans plus aucune réaction, pendant mollement, je continuais sur trois membres jusqu'à la ligne d'arrivée. Après la violence de la chute, personne n'y fit cas, personne ne tenta de m'arrêter ; ils étaient tous après des deux cavaliers.

___

A partir de ce jour, plus personne ne s'intéressa à moi. J'avais eut le monde à mes sabots, et, en un instant, j'étais devenu vide d'intérêt. On pensa à m'abattre. Mais ces humains que je pensaient être mes amis, sans plus se préoccuper de mes souffrances, ne virent que le coût de l'euthanasie ou des soins. Ils m'abandonnèrent lâchement au bord d'une route. Je demeurais entre la vie et la mort. Je ne serais plus de ce monde si un humain ne m'avait pas alors trouvé. C'était un jeune homme, en formation de vétérinaire. Il me soigna, mais ne put sauver mon membre. Il parvint cependant à enrayer la souffrance qu'il me procurait, et m'aida à apprendre à vivre sur trois membres. Je fus détruit, complètement détruit, lorsque je compris que jamais plus je ne pourrais galoper. Moi qui avait tant aimé la vitesse, moi qui en avait été le roi, je n'étais plus qu'une ombre qu'on avait oubliée.

Lorsque l'homme prit la route de l'Amérique pour exercer là-bas, après avoir reçut son diplôme, il m'emmena avec lui. Mais, loin du rêve et des emplois payants qu'il s'imaginait, il ne trouva qu'un monde dur où peu se préoccupaient des animaux. Devenu pauvre et sans emploi, il n'eut d'autre choix que de se séparer de moi. Il refusait pourtant de m'abandonner aux mains d'humains sans scrupules, et me confia à une tribu indigène qui prenait soin de ses équidés, en échange de quelques vivres et de quelques babioles et fourrures qu'il revendit pour retourner en Angleterre. Il ne m'avait jamais véritablement donné de nom. Ne connaissant pas mon passé sur les champs de course, il se contentait de me surnommer "petit". Il avait pourtant découvert que, même sur trois membres, j'étais plutôt rapide. Ce fut ce qu'il dit aux indiens, tout en leur parlant de la célèbre vitesse des pur-sangs. Ainsi me baptisèrent-ils Kesegowaase, "rapide".

.


Informations



○ Histoire complexe ? : ☑

○ Est il lié avec d'autres personnages ? : peut avoir un lien avec Roses et Fulkaan Forgotten si vous le souhaitez.

○ Rp test requis ? : ☐

.


Kit


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