« On dit que la légende de l'Ouest fut écrite sur la selle d'un cheval. Mais aucun cheval ne l'avait contée avec son cœur... Jusqu'à ce jour... »
 

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 NOM LIBRE - Mâle - Shetland

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Atlas

Vache en kilt adoratrice de cornemuse

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MessageSujet: NOM LIBRE - Mâle - Shetland   NOM LIBRE - Mâle - Shetland Icon_minitimeJeu 23 Nov - 21:11



Plus jamais ne verra


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Carte d'identité


Prénom : libre.
Âge : jeune adulte.
Sexe : mâle.
Race : shetland.
Origine : Îles Shetlands.
Groupe : solitaire (provisoire).
Grade : solitaire.

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Physique


J'ai ouvert les yeux. Je les ai ouverts en grand, pourtant. Alors pourquoi est-ce que je ne voyais pas mon reflet dans la flaque ? Pourquoi je ne pouvais plus observer mon visage gris pâle blanchissant, affublé d'une drôle de liste toute de travers, tachant de rose clair mon bout du nez presque noir ? Je l'aimais bien, ce visage. Couvert par sa masse de crins ébouriffés et embroussaillés qui cachaient presque mon regard. Oh, c'était sans doute la chose que j'aimais le plus, mon regard. Qu'ils étaient beaux, ces grands yeux doux et pétillants, à la teinte verdoyante comme un feuillage printanier brillant de rosée. J'en étais tellement fier ! Après tout, de quoi d'autre aurais-je pu tirer ma fierté ? De mes sabots robustes et sombres, dont l'un, par la présence d'une balzane, avait tourné au crème ? Ces sabots si petits qu'ils ne pouvaient faire le moindre mal lorsque je devais me défendre ? De ma petite silhouette trapue et rondouillarde de shetland ? Oh, évidemment, les enfants m'adoraient pour ça. Ils plongeaient leurs petites mains dans ma crinière dense, caressaient mon épais et doux poil de poney, et mes naseaux veloutés avec leurs yeux pleins de joie. Alors, oui, je n'étais pas tout à fait mécontent de ma petite taille et de mes formes rondes. Mais j'aurais aimé avoir l'allure et le superbe des grands chevaux, ceux qui sont plus beaux que simplement mignons, qui ont de longs membres pour pouvoir galoper vite et loin sans se fatiguer, des muscles puissants pour se défendre contre les dangers. Mais moi, je ne suis qu'un shetland, qu'un poney venu d'une île lointaine où il n'existait aucun danger sinon l'Homme dont j'amusais les enfants. Ne suis-je donc qu'un jouet abandonné ?
Et mes yeux étaient grands ouverts, pourtant, je ne parvenais toujours pas à voir mon reflet. On m'avait dit que j'étais que j'étais blanc, à présent. Que ma liste, et ma balzane, avaient disparues, avalées par la teinte identique qu'avait pris mon corps. Il ne m'en demeurait qu'une trace rose sur un bout du nez charbonneux, et un sabot crème parmi ses semblables de jais. Qu'étais donc devenu le joli poulain brun tacheté aux crins de jais, avec ses grands yeux verts si beaux ?

« Tu sais bien, mon petit, que tu ne verras plus jamais. Tes si beaux yeux d’émeraude sont devenus glace bleuâtre, invisibles. Et les couleurs du monde ont disparu dans les ténèbres. »

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Caractère


« Tu sais bien, mon petit, que jamais plus tu ne pourras t'émerveiller de la beauté de ces milliers de couleurs. A présent, il ne reste qu'un chaos obscur, noir intense et profond, sans nuance, sans beauté. Un noir vide, infini, comme un univers sans la moindre étoile. Et cela t'effraie encore, après toutes ces saisons, toutes ces années. Tu ne comprends pas pourquoi tout est aussi sombre, que tes yeux soient ouverts ou fermés. Pourquoi ? Pourquoi tout est-il si noir à présent ? Tu aimais tant les couleurs, la beauté du monde, la lumière. Plus que n'importe qui, peut-être, tu t'émerveillais devant chaque chose. Et tout a basculé.
Tu espères encore, et, dans ta naïveté, tu te dis parfois qu'en ouvrant les yeux un peu plus grand, tu sortiras de ce cauchemar. Tu ne peux te résoudre à croire que la réalité est là, si horrible, si sombre. Non, c'est impossible. Non, non, tes yeux ne sont pas devenus gris… N'est-ce pas ?

Tu aimerais tellement être un cheval, ou au moins un grand poney. Avoir une importance, autre que celle du pitre qui amuse les enfants, ou du poney de fortune qui, sans une récompense, sans un regard, traîne des chariots et des sacs plus lourds que lui. Tu aimerais être quelqu'un. Mais ça ne sera jamais le cas. Tu resteras invisible, tâtonnant dans le noir, les oreilles martelées par les échos parcourant les mines. Tu n'es rien, mon pauvre petit, aussi vide que ton regard qui ne verra plus. »

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Histoire


Mon enfance ? Je ne m'en souviens guère. Les années se sont succédé, et tandis que j'en perdais le compte, ma jeunesse disparaissait dans les méandres de ma mémoire. Mais je me souviens du bonheur. J'étais heureux, si heureux ! Il me semble que je vivais en liberté, ou alors dans de très vastes prés, avec un petit troupeau de shetlands. Non, à bien réfléchir, il n'y avait pas de barrières pour nous retenir ; seule la mer marquait la frontière entre notre monde et l'inconnu. Je n'ai pas oublié cela ; la mer qui entourait l'île. Ma mère, ma mère aux yeux d'azur et à la robe immaculée m'y avait emmené, souvent, et nous jouions ensemble dans les vagues. Mon plus grand regret sera d'avoir oublié le nom par lequel m'appelait celle que j'avais tant aimé…

On m'a arraché à cette vie. On m'a arraché à ma mère. Quel âge avais-je ? Trois, quatre mois ? Peut-être bien deux, seulement. Si jeune vie, si fragile, si dépendante. Volée à sa terre natale, volée à sa mère. Pourquoi ? Je ne sais plus. Je me souviens seulement d'un grand son, un fracas de tonnerre bref et assourdissant, d'une vive lumière. Et de ma robe baie near leopard tachée d'un liquide écarlate à l'odeur métallique. Le reste, je crois que j'ai tout fait pour l'oublier. Mais l'image d'une masse blanche et rouge au sol ne m'a jamais quitté. Pourquoi maman ne se réveillait-elle pas ?

Je voulais attendre le réveil de ma mère, parce que maman ne dormait jamais bien longtemps, parce qu'elle disait que j'étais encore un tout petit et que les tout petits doivent être protégés. Mais une créature étrange m'en a empêché. Des Mains m'ont agrippé, contact rude et douloureux, elles ont passé autour de ma tête des cordes assemblées ensemble et m'ont traîné jusqu'à un grand cheval auquel elles m'ont attaché. Et ils m'ont emmené. Maman s'inquiéterait, à mon réveil. Mais maman, le grand cheval disait qu'elle ne se réveillerait jamais.

Les saisons ont passé, je ne m'en souviens plus très bien. Je n'ai plus jamais revu maman, et le lait que les Mains me donnaient ne fut jamais aussi bon. Plus jamais, on ne m'emmena jusqu'aux vagues salées pour y jouer. Les Mains avaient des jeux douloureux, que je ne comprenais pas. Sans doute est-ce pour cela que je n'y pris jamais plaisir. Elles mettaient sur mon dos des choses de plus en plus lourdes, et dans ma bouche des choses froides et dures. Elles m'attachaient la tête et me faisaient tourner en rond en me pourchassant avec des lanières de cuir qui me meurtrissaient. Cela avait l'air amusant ; mais je n'ai jamais compris.

Les Mains ont laissé d'autres Mains m'emporter. Et alors, j'ai redécouvert l'Amour.
Chaque jour, mon nouveau propriétaire laissait ses enfants et les copains de ses enfants jouer avec moi. Ils étaient parfois brutes, parfois me tiraient les oreilles ou me frappaient, mais ils n'étaient jamais méchants volontairement. Ils ont donné un sens à mon existence. Ils m'aimaient, et j'aimais leurs visites, j'aimais les laisser monter sur mon dos et entendre leurs cris de joie lorsque je franchissais de petits obstacles ou que je m'élançais au galop. A leur contact, je grandis en maturité, je devins protecteur et bienveillant. Ils étaient des tout petits, et les tout-petits doivent être protégés.

Mais cela ne dura pas. Mon bonheur naissant me fut, une fois encore, arraché. Pourquoi ? Je ne le sais pas. Je fus brusquement sevré de ce monde et chutais dans le gouffre noir.
On attacha derrière moi un chariot, et cela ne m'inquiéta pas, car les enfants m'attelaient souvent. Mais ici, il n'y avait pas d'enfants. Seulement des adultes qui ne me regardaient même pas, et d'autres poneys à l'air résigné et triste. La lanière claqua. Nous nous enfonçâmes dans l'obscurité d'un trou béant qui s'ouvrait dans la montagne.
Echo des cris, écho des piolets qui frappaient la roche. Parfois, une pâle lumière apparaissait, illuminant le visage creusé mais pourtant rayonnant d'un humain tenant entre ses doigts un bout de roche brillant et coloré. Marcher, tirer le chariot toujours plus lourd. Ténèbres.
Combien de temps cela dura-t-il ? Lorsque l'on me conduisit vers la lumière, tirant un chariot remplit de pierres brillantes plus lourd que moi, les premières lueurs orangées et roses du soleil couchant teintaient le ciel, tout comme lorsque nous étions entrés, à l'aube. Je crus un instant que nous étions encore le matin, avant de comprendre que le crépuscule approchait. Mais, aussitôt les pierres enlevées du chariot, on me reconduisit dans l'obscurité. Et je ne comprenais pas. Et j'avais peur de ce gouffre de ténèbres aux pâles lumières blafardes. Moi, j'étais si petit, avec ma taille de poney, j'étais si petit et ce dédale si grand.

Les jours et les nuits se succédaient, et nous ne pouvions entrevoir la lumière qu'à travers les lampes des mines et nos brefs retours à l'extérieur. L'obscurité gagnait nos yeux, et, peu à peu, ma vision déclinait. La lumière m'aveuglait. Et, un jour, j'eus beau ouvrir les yeux aussi grands que je le pouvais, je suis resté plongé dans l'obscurité de la mine. Et elle ne me quitta jamais. Même lorsque les poutres usées se mirent à hurler, même lorsque, affolé par les cris, les craquements et tant d'autres bruits assourdissants et menaçants, je me suis rué vers l'extérieur en me cognant aux murs et aux roches qui étaient tombées, trébuchant sur des masses molles d'où se dégageaient des relents de sang. Non, j'eus beau galoper, j'eus beau ouvrir grand les yeux, l'obscurité des mines ne me quitta jamais. Comme si, en enterrant vifs et en écrasant tous ceux qui avaient tant besoin de la vue, qui n'avaient pu se repérer dans l'obscurité pour s'échapper à son piège mortel, elle avait scellé mon sort d'aveugle.
Et moi, je voulais seulement qu'on me protège. Parce que je n'avais jamais grandit, parce que je ne serais jamais un grand. Et les tout-petits doivent-être protégés.

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Informations



○ Personnages liés (s'il y a, préciser la nature du lien) : //

○ Soumis à rp-test : non

○ Autre : ce personnage vient d'arriver dans le Cimarron suite à l'effondrement des mines au cours duquel il s'est enfuit. Il ne peut pas rester solitaire (il ne pourrait pas survivre seul en étant un shetland aveugle) ; à vous de le faire intégrer un groupe !

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Kit


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