« On dit que la légende de l'Ouest fut écrite sur la selle d'un cheval. Mais aucun cheval ne l'avait contée avec son cœur... Jusqu'à ce jour... »
 

Partagez | 
 

 Altaï || Indien

Aller en bas 
AuteurMessage
Atlas

Vache en kilt adoratrice de cornemuse

Vache en kilt adoratrice de cornemuse
avatar

Messages : 609
Points d'XP : 314
Date d'inscription : 23/12/2016
Age : 17

Qui suis-je ?
Genre : Masculin
Grade : Dominant
Autres infos :

MessageSujet: Altaï || Indien   Lun 27 Nov - 20:42



Altaï

« C'était si beau, d'exister. »

.


Carte d'identité


Prénom : Altaï (Aлтайская dans sa langue)
Âge : 6 ans.
Sexe : mâle.
Race : altaïskaya.
Origine : montagnes de l'Altaï (Russie)
Groupe : indiens.
Grade : libre.

.


Physique


Altaï, du haut de son mètre quarante, n'est pas bien grand. Il est la parfaite représentation de ceux de sa race, dans leur forme la plus élégante – sans rien perdre de robustesse. Peut-être ne paie t-il pas de mine face aux grandes races issues de longues sélections prestigieuses, mais, parmi les siens, il est ni plus ni moins que splendide, malgré son dos légèrement creusé et ses paturons inclinés. En effet, Altaï est bas jointé des postérieurs, ce qui lui cause une fragilité excessive des tendons empêchant les trop longs trajets. Cependant, cette particularité en fait aussi l'un des chevaux les plus confortables du camp, le rendant parfait pour les jeunes enfants.
Sa robe, elle, est une petite perle. Très recherchée des éleveurs de sa race, elle est marquée du gène léopard sur une base bai pâle. Il est ainsi d'un beau blanc neigeux, parsemé de taches brunes aux contours bordés ou noires sur les membres, se rassemblant plus étroitement au niveau de sa tête et de ses membres. Son bout du nez et ses sabots s'en retrouvent bicolores ; respectivement noir marbré de rose pâle et striés noir et crème.

Altaï a étrangement hérité de crins entièrement noirs, tandis que la plupart de ceux de sa robe les ont blancs. Il possède de beaux yeux brun sombre pétillants, et est souvent bariolé de peintures irisées souvent difformes dont le gratifient les enfants.

.


Caractère


Altaï est un bon vivant. C'est la première chose que l'on remarque chez lui ; son éternel sourire, ses oreilles toujours pointées, sa démarche vive et souple malgré ses quelques boitillements au lendemain de longues galopades. De nature curieuse et sociable, il ne rechigne jamais devant une bonne partie de jeux avec les poulains, au risque de se faire traiter de gamin. Toujours optimiste, il voit la vie du bon côté et souhaite en profiter jusqu'au bout.
Altaï est aussi très attaché à sa terre natale, le plus bel endroit du monde selon lui. Il aime parler des pics enneigés, des vastes prairies à l'air pur et des étranges animaux qui vivaient là-bas à toute oreille attentive qui s'y prêtera. Pourtant, même s'il se plaît à dire que rien au monde ne pourrait le retenir s'il avait un jour l'occasion d'y retourner, il sait bien que c'est faux ; même le paradis de son enfance ne pourrait le faire se détourner des indiens.

Il est très proche de l'Homme, et ne comprend pas que l'on puisse les haïr. Les indiens prennent soin de lui et de ses membres fragiles. S'il n'est jamais monté par les adultes, il est le poney des enfants, et voit en chacun des jeunes indiens impatients son cavalier. Il se laisse avec affection peinturlurer de toutes part, et ne bronche jamais quand les gamins lui tirent les crins ou les oreilles pour s'amuser, se contentant de les repousser gentiment.

.


Histoire


Altaï a vu le jour au cœur des montagnes. Sa mère, saillie de force, avait fuit le petit élevage où elle se trouvait. Son corps couvert de cicatrices témoignait de la violence des hommes de là-bas. Elle avait regagné tant bien que mal les montagnes, le ventre déjà rebondit de la vie à venir. Et elle dû survivre, apprendre la dure réalité du monde sauvage. Elle était seule, seule face à ces contrées hostiles où rôdaient les prédateurs. Elle mit au monde son fils dans une petite clairière, avec pour seules compagnes les lueurs de l'aube. Ne pas hurler. Souffrir, retenir ses cris. Il ne fallait pas que les prédateurs approchent. Elle souffrait le martyr, mais elle se taisait. Son souffle couchait violemment l'herbe devant ses naseaux. Et l'aube vit naître un petit astre blanc et brun.

La jument, son corps tout entier meurtrit, se redressa et lécha son fils, son fils si précieux qu'elle portait depuis un an déjà. Pour lequel elle avait fuit, parce qu'elle ne voulait pas qu'il souffre comme elle avait souffert. Le poulain croisa son regard noisette. Et les étoiles vinrent y luire. Amour d'une mère et amour d'un fils, dans cet instant si fugace d'amour contenu dans un regard. Le poulain, encouragé par des murmures chaleureux et des petits coups donnés par un bout du nez velouté, se dressa tant bien que mal sur ses longs et frêles membres. Il retomba plusieurs fois, avant de parvenir à conserver son avant-main dressée. Ses postérieurs lui étaient bien douloureux. Et la brave mère l'encourageait, le félicitait, l'aimait. La brave mère qui donna sa vie pour lui. Cours, cours mon tout petit ! murmurait-elle, le regard brillant d'amour. Et n'oublie jamais à quel point il est beau d'exister. Et le feulement couvrit son souffle tendre, et les crocs de l'once plongeaient dans sa gorge. Et le sang jaillit.

Le poulain trouva enfin la force de se dresser. Il ne comprenait pas, il avait peur, et sa maman restait inerte sous la masse du félin. Alors il fit volte-face. Alors, maladroit sur ses membres tout jeunes, il s'enfuit dans la forêt. Il s'enfuit à travers les plaines, il s'enfuit le long des torrents. Il s'enfuit, loin, loin du tableau sinistre de sa naissance brisée.

Le poulain fut retrouvé près d'un ruisseau par un humain. L'épuisement avait gagné son frêle corps, et la souffrance qui irradiait ses postérieurs l'avait laissé là, d'apparence inerte, à demi-mort. L'humain le ramena chez lui, dans une maison isolée au milieu des montagnes où il le soigna et l'aima. Et il le surnomma du nom de sa race ; ce fut le premier et seul nom que reçut le poney.
Les mois passèrent, Altaï grandissait et s'embellissait. L'humain le laissait en liberté, conscient que jamais le poney ne lui appartiendrait ; il était un esprit libre, le gardien des montagnes où il vivait paisiblement, seul et heureux, revenant chaque jour auprès de son ami bipède. Il avait trois ans lorsqu'il rencontra pour la première fois l'Enfant. Seul, au milieu des montagnes. Blessé et égaré. Dès lors, un fort lien s'établit entre le poney des montagnes et le jeune humain amnésique. Altaï l'emmena auprès de l'Homme qui lui avait jadis sauvé la vie.

Celui-ci parvint à soigner les plaies de l'Enfant, mais il demeurait sans souvenir. Alors il décida de l'emmener en ville, pour demander si quelqu'un connaissait ses parents. Et Altaï, qui n'avait jamais vu la ville, les y accompagna, portant sur son dos l'Enfant.
Mais rien ne se passa comme prévu. En voyant l'élégant poney aux allures si souples et à la jolie robe si recherchée, la jalousie naquit dans le cœur des humains. Ce satané type ne peut pas avoir acheté une telle bête, il l'a certainement volé ! sifflaient-ils à voix basse. Soudain, l'Enfant se figea, le regard braqué sur un homme qui avançait d'un air pressé. Il se mit à souffler à sa monture qu'il fallait repartir, qu'il ne pouvait pas rester ici, et son ton se faisait si pressé que les trois complices firent demi-tour. Ce fut seulement lorsqu'ils retrouvèrent la petite maison dans les montagnes qu'il se laissa tomber au sol, tremblant, gémissant que son père l'avait frappé et l'avait envoyé dans les montagnes parce qu'il le tenait pour responsable de la mort de sa mère.
L'Humain décida de garder l'Enfant auprès de lui, pour le plus grand bonheur d'Altaï qui adorait parcourir les montagnes avec son petit cavalier sur le dos.

Mais les Jaloux vinrent un jour frapper à la porte de l'Humain, déversant sur le pauvre homme leur venin d'envieux. Ils l'accusèrent d'avoir volé le petit cheval, allant jusqu'à le frapper. Altaï s'interposa pour protéger son ami, et, par maladresse, causa la mort d'un des assaillants.
L'Homme sut aussitôt qu'ils n'étaient plus en sécurité au cœur des montagnes. Si les Jaloux étaient partis la première fois, la mort accidentelle retournerait contre son poney et l'Enfant qui le montait la ville toute entière. Ils reviendraient, sitôt les obsèques achevées, et les tueraient.
Alors il constitua des ballots de vivres, emporta quelques couvertures et les trois partirent. Ils s'enfuirent dans la forêt, à travers les plaines et le long des torrents. Ils s'enfuirent, loin cette fois d'un second tableau brisé.

Il fallait partir, le plus loin possible. Ils marchèrent vers l'Est, faisant de fréquentes pauses pour se reposer et ménager les postérieurs bas jointés d'Altaï. Plusieurs années sans doute s'écoulèrent, où ils vivaient en troquant, en profitant des fruits et baies qu'ils trouvaient sur leur chemin. Et ils atteignirent la côte. L'océan.
Ils embarquèrent à bord d'un navire, sans un adieu pour le pays de leur enfance, et gagnèrent l'Amérique. Une nouvelle vie s'offrait à eux. Ils furent accueillis dans une petite tribu de lakotas, qui demeuraient admiratifs devant leur courageux voyage et la robe tachetée du poney – sans jamais cependant songer à l'enlever à ses deux amis. Très vite, les trois russes se sentirent chez eux auprès des amérindiens dont ils apprirent très vite le langage et les coutumes. Mais la guerre vint ravager cela, et, pour la troisième fois, Altaï dû fuir. Et il perdit ce jour-là les deux êtres qu'il aimait tant.

La tribu fut décimée. Elle entama un long exil vers les terres d'autres lakotas, car leur propre communauté n'était plus même en mesure de survivre ainsi. C'est ainsi que le petit Altaï devint un véritable poney indien, et s'occupa des enfants pour oublier sa peine. C'est ainsi qu'il acheva son long exil, depuis la clairière baignée des lueurs de l'aube jusqu'aux tipis résonnant des cris joyeux des enfants.

.


Informations



○ Personnages liés (s'il y a, préciser la nature du lien) : //

○ Soumis à rp-test : non

○ Autre : attention à bien prendre en compte le fait qu'il soit bas-jointé :3

.


Kit


Avatar :
 
Signature :
 






(c) PF (Atlas) - DreamWorks

Autre :
 


Le bord... Bazar :
 


Couleur de parole : goldenrod
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Altaï || Indien
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» moteur de recherche Indien
» le vieil indien
» Une matinée fraiche et tranquille. [ cherche ( désesperement !) étalon indien ou sauvage !]
» Dakota // Indien [PRIS]
» SHILI - L'indien s'ramenne :B

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cimarron RPG :: Avant le RP :: Personnages :: Prédéfinis :: Prédéfinis classiques-
Sauter vers: