« On dit que la légende de l'Ouest fut écrite sur la selle d'un cheval. Mais aucun cheval ne l'avait contée avec son cœur... Jusqu'à ce jour... »
 

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 Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !

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Flamme

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MessageSujet: Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !   Lun 2 Avr - 15:59

Ft Idem

Prêt à affronter le monstre ? XD excuse le titre pourri XD

Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !



La petite Flamme s’était laissé bichonner toute l’après-midi, et, malgré son adoration des Hommes, de ses sauveurs, un besoin de solitude l’enivrait. Enfin, surtout une envie de blesser un inconnu. Elle s’ennuyait de voir autour d’elle des regards heureux, des visages ouverts et souriants, des gestes et paroles amicaux. Elle préférait voir des yeux mornes et larmoyants, des membres crispés, des encolures basses. La douleur et la souffrance était bien plus amusante que la joie, pas vrai ? La pouliche jeta un regard à sa robe, qui semblait s’embraser, le soleil se couchant. De plus, maintenant, elle était ornée d’un feu sur sa croupe, et il lui plaisait plus que tout au monde. C’était aujourd’hui que tous les Lakotas s’étaient réunis autour d’elle, dans l’enclos, et qu’un Homme l’avait badigeonné de peinture orange. Le résultat en valait la peine, et elle en était totalement satisfaite. L’ambre champagne, ravie de l’image qu’elle donnait, s’élança hors du camp au petit galop, sa crinière feu au vent, telle une personnification de l’astre du jour, qui offrait réconfort et chaleur.

La Lune apparaissait, tandis que le ciel s’assombrissait. Quelques étoiles venaient çà et là agrémenter le tapis bleu foncé de quelques points blancs. Le temps était magnifique bien qu’il fasse encore froid. Les branches nues des arbres peinaient à stopper la glaciale brise qui s’enfonçait dans le pelage crème de la jeune, qui ne s’en souciait guère pourtant. Elle était trop occupée à chercher une proie capable de lui parler, pas un écureuil ou une biche, non. Un cheval était bien plus intéressant. Elle savait, par instinct, comment faire rentrer la prise dans son jeu, comment décomposer des têtes. Et c’est avec un plaisir à en faire frémir de peur qu’elle l’utilisait. Elle ressemblait au Soleil, mais son âme était plus noire que le Styx, plus menaçante que le ciel un soir d’orage.

Flamme passa au pas, après s’être éloignée de quelques kilomètres du campement. Elle pouvait, en se retournant, apercevoir la fumée qui s’échappait, les ombres grandissantes de tipis. Cela, au fond d’elle, la rassurait pleinement, puisqu’elle n’avait pas oublié l’attaque des coyotes. L’omettrait-elle un jour ? Elle en doutait. Alors qu’elle se remémorait cette douloureuse nuit, un effluve attira son attention. La nouvelle indienne approcha d’un pas ferme, bien décidée à ne pas se laisser effrayer par l’odeur, qui indiquait un étalon. Quelqu’un oserait il faire du mal à une pouliche de quelques mois, à la tête d’ange ? Le mâle fut simple à trouver, d’autant qu’il était plus pataud qu’un troupeau entier, et que sa robe se reflétait particulièrement bien, grâce à sa blancheur presque surnaturelle. Un fantôme venu de bien loin. L’ambre fit un petit détour, et alla se placer derrière lui, de sorte à le surprendre. Il était contre le vent, et il ne pourrait donc sentir sa présence.
« Halte là ! Que fais-tu ici, étranger ? Ne t’a-t-on jamais appris les bonnes manières ? Comme ne pas rentrer chez les voisins sans autorisation ? »

Elle avait trouvé sa proie. Elle allait pouvoir s’amuser avec lui. Elle n’en avait aucunement peur, elle était bien trop téméraire pour ça. Jamais elle n’avait peur, Flamme, ou presque. Campée solidement sur ses sabots, le vent faisant onduler ses crins doucement, légèrement en hauteur sur une petite bosse, elle avait l’air d’une reine. Pour elle, c’était tout simplement une reine.






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Idem

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MessageSujet: Re: Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !   Lun 2 Avr - 18:20

Moi, je suis une reine, toi, t'es un rat !

Asrae & Idem

Ce soir là en se réveillant, Idem était de très très mauvaise humeur. En effet il avait dû affronter un problème récurrant qu'il détestait par dessus tout : le manque de sommeil. Ce n'était pas un problème pour les autres chevaux de ne pas dormir le soir venue, ils pouvaient quand même se balader et attendre que la fatigue tombe. Lui, incapable de supporter la lumière du soleil, avait dû passé plus d'une heure les yeux fermés sans trouver le sommeil, à supporter un ennuie total dans son coin sans pouvoir ouvrir un œil ! Dès qu'il avait sentit les rayons du soleil se faire moins chaud sur sa robe, signe qu'il était en train de décliner, il avait ouvert les yeux, hésitants, et avait soupiré d'aise, ravie de pouvoir enfin bouger. Il était donc partit bien plus tôt ce soir là pour une virée nocturne, et il avait bien l'intention de profiter de ce temps supplémentaire. Ce soir, il avait envie de profiter, de voir ailleurs, de changer d'air. C'est donc pour la toute première fois depuis son arrivé au troupeau qu'il ne se dirigea pas vers la Source du Météore pour y regarder s'y refléter les étoiles. Non, il fonça directement vers une terre inconnue, là où ses pattes n'avaient jamais foulées le sol. Il galopa aussi vite et aussi longtemps qu'il le pû, sa longue crinière blanche lui fouettant l'encolure. Maintenant que la nuit était complètement tombée, il était parfaitement visible dans le noir à cause de sa robe couleur crème. Il se compara à une étoile filante dans le ciel obscur et cette vision lui plu.

Il arriva finalement vers les coups de minuit sur une terre inconnue. Il ralentit son allure jusqu'à se retrouver à fouler au pas ces terres pour lui inexplorées. Il abaissa la tête, humant des parfums qu'il n'avait jamais sentit. Il releva la tête, observant des décors qu'il n'avait jamais vu. Il prit tout son temps pour observer le paysage, marchant lentement pour ne rien rater et ne faisant guère attention à être discret, trop concentré à s'émerveiller devant tout. Il se sentait bien, il se sentait apaisé et toute sa colère du réveil avait disparue. Cependant, une voix dans son dos le sortit de sa rêverie, le faisant sursauter et se crisper par la même occasion. Ses membres arrières s'étaient tendus, prêt à lui permettre une fuite rapide et immédiate mais il avait refoulé cet instinct de survie en analysant cette voix comme était celle d'une petite. En effet en pivotant dans la direction de la voix, il découvrit une pouliche à l'allure fière et au regard de braise. Sa robe était crème, comme lui, à la différence près que la sienne était encore plus claire, presque blanche. Elle avait une crinière de feu et le regard de l'étalon se posa immédiatement sur la flamme orange dessinée sur son flanc.

Il plissa légèrement les yeux, reportant son regard bleu glace dans celui orangé de la femelle. Il avait déjà entendu parler de ses chevaux, on disait qu'ils étaient plus libres que ceux du Fort mais n'en restaient pas moins soumit à des hommes. Ils étaient disons, une classe entre la pure liberté telle qu'il avait le plaisir d'en jouir lui, et la prison des chevaux du Fort. Idem pencha légèrement la tête sur le côté, la regardant avec insistance. Etait-ce bien à lui qu'elle parlait ? Il tourna la tête pour regarder derrière lui mais ne voyant personne, il se dit qu'elle s'adressait effectivement à lui sur ce ton. Elle devait être très téméraire ou bien complètement sote pour parler ainsi à un étalon d'âge mûr. Et elle avait beaucoup de chance d'être tombé sur l'étalon blanc, qui avait un caractère doux et aimable. Un autre un peu plus colérique lui aurait certainement retourné un coup de sabot dans la mâchoire, l'envoyant paître un peu plus loin.

« Halte là ! Que fais-tu ici, étranger ? Ne t’a-t-on jamais appris les bonnes manières ? Comme ne pas rentrer chez les voisins sans autorisation ? »


Idem ne bougea pas d'un centimètre. Il porté la tête haute mais n'en avait guère besoin, la pouliche n'était pas bien haute sur patte et il n'avait pas à lever la tête pour pouvoir la regarder dans les yeux. Il fouetta vivement l'air de sa longue queue blanche, histoire de ne pas rester immobile.

« Je connais les bonnes manières mais je ne pensais pas qu'il était interdit que des étrangers pénètrent ici. D'autant plus que je suis un cheval sauvage et donc par définition, que je suis libre, libre d'allait où bon me semble. Tu m'excuseras petite mais je ne pense pas avoir besoin de ton autorisation pour me promener ici. »





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MessageSujet: Re: Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !   Lun 2 Avr - 19:51

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Flamme le toisa avec dédain, pendant qu’il examinait chaque centimètre de sa peau. Cela la fit doucement sourire, surtout quand il vit sa flamme sur son flanc. Il est vrai qu’elle attirait l’œil, et permettait aux inconnus de la qualifier, ainsi de voir avec qui elle vivait. La pouliche l’observa à son tour, fortement étonnée de la pâleur de ses yeux, plus doux que le ciel ensoleillé. Elle le plaignit quelques instants, comprenant tout de suite la difficulté qu’engendrait d’avoir des prunelles aussi claires. Impossible de se balader en été si l’astre du jour était dans les parages. Vivre en voyant seulement la pluie, et la nuit. Elle envisagea de se radoucir, et de l’interroger sur ses origines, sentant chez l’étalon de la sympathie, quand il la rabroua sèchement :
« Je connais les bonnes manières mais je ne pensais pas qu'il était interdit que des étrangers pénètrent ici. D'autant plus que je suis un cheval sauvage et donc par définition, que je suis libre, libre d'allait où bon me semble. Tu m'excuseras petite mais je ne pense pas avoir besoin de ton autorisation pour me promener ici. »

La jeune cligna quelques fois les yeux, avant de descendre sa butte dignement, tout en fixant l’entier de ses yeux enflammés. Sa soif de défi était désormais alimentée, maintenant qu’il l’avait provoquée sans le vouloir. Oui, elle était bien plus petite, oui, elle n’avait pas la moitié de sa force, oui, elle n’avait pas sa sagesse, mais non, elle ne se laisserait pas marcher sur les sabots, par ça. Par cette chose qui venait sans gêne chez elle et qui se permettait de lui lister les trucs à faire ou non. Un sauvage. Pff, un minable. Trop lâche ou trop fier pour ne pas pouvoir aller vivre une existence tranquille entouré des Bipèdes.  Ils étaient donc contraires. Lui, représentant la nuit, la Lune et la douceur, tandis qu’elle se chargeait du Soleil, de la chaleur et de la colère. Personne ne lui parlait sur ce ton, à Flamme. Personne n’aurait jamais osé, dans son ancienne écurie. Tous les autres poulains la craignaient, et il en serait de même pour cette région. Oui, ce cheval était vieux, il n’avait pas vécu comme les jeunes de son ancien chez-soi, mais le blesser ne devrait pas être compliqué. Il n’y a qu’une seule façon de blesser. Trouver la blessure, et rabâcher. Retourner le couteau dans la plaie.

Le port de tête altier, l’ambre champagne se stoppa à moins d’un mètre du blanc, pouvant sentir son souffle sur son toupet. Elle le regarda avec mépris, et secoua la tête, dépitée d’avoir trouvée une proie aussi facile, mais ravie de pouvoir commencer aussi tôt.
« Tu ne sais pas tout, tu sais. Les sauvages ne sont pas si intelligents, ils valent bien moins que les domestiques. Même pas capables d’accorder leur confiance aux Hommes, c’est pour dire. Ce qui est dommage, cependant, c’est que je vais être obligée de te raccompagner jusqu’à la frontière. Tu parles d’une corvée ! »

Pour exagérer encore plus ses propos, l’indienne roula des yeux, et grimaça. Il était si gentil, et si chaleureux, avec une pouliche si désagréable. Trop pénible de devoir discuter avec ce genre d’individu …





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MessageSujet: Re: Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !   Lun 2 Avr - 20:57

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Flamme & Idem

Idem regarda la pouliche descendre de son petit talus pour s'approcher de lui. Il ne bougea toujours pas, se contentant de la suivre du regard jusqu'à ce qu'elle s'arrête à seulement un mètre à peine de lui. Il devait à présent baisser la tête pour la voir et il était toujours autant surprit de voir cette étincelle de défi briller dans son regard alors qu'elle tenait sa tête bien haute pour se donner plus fière allure. Cela fit doucement sourire l'étalon blanc qui détourna la tête pour observer les alentours, toujours sur ses gardes. Après tout il ne connaissait ni les lieux, ni les bêtes qui pouvaient vivre ici. Il finit par reposer son regard bleuté sur elle et ne vit dans ses prunelles que du mépris. Son expression faciale passa de la sympathie à la perplexité. Comment une pouliche aussi jeune pouvait déjà contenir en elle autant de colère et de haine ?

Idem se mit soudain à se demander ce que pouvait bien faire les chevaux comme elle à cet âge là. Lui, aussi loin qu'il s'en souvienne, avait toujours été entrainé durement et n'avait jamais eut l'occasion de profiter de sa jeunesse. Il ne s'en était jamais plains, mais en revanche, il plaignait cette petite jument aux couleurs de feu d'avoir déjà le besoin de mépriser les autres. Il était en train de se demander les raisons qui pouvait la pousser à le détester autant quand elle lui lança une nouvelle réplique cinglante.

« Tu ne sais pas tout, tu sais. Les sauvages ne sont pas si intelligents, ils valent bien moins que les domestiques. Même pas capables d’accorder leur confiance aux Hommes, c’est pour dire. Ce qui est dommage, cependant, c’est que je vais être obligée de te raccompagner jusqu’à la frontière. Tu parles d’une corvée ! »


A ces mots, l'étalon blanc secoua la tête de droite à gauche, comme désespéré de son cas. Cela faisait à peine deux minutes qu'il l'avait rencontré et il avait déjà pitié de sa si petite et médiocre façon de voir la vie. Que pouvait-elle savoir des sauvages alors qu'elle n'avait certainement vécu qu'avec les indiens vu son bas âge ? Que savait-elle de ce qu'impliquer d'être soumit à l'homme ? Pour elle, tout était encore facile, elle était jeune et pleine de vie. Il ne doutait pas un seul instant que les choses allaient finir par se corser pour elle avec le temps. Il la regarda lever les yeux au ciel et cela l'exaspéra légèrement. Néanmoins, Idem était patient et sage. Et s'il pouvait donner une leçon de vie à cette petite afin de l'éclairer, il ne voyait pas pourquoi il devrait s'en priver.

« Je n'ai jamais prétendu tout savoir, en revanche je peux prétendre à en savoir plus que toi. Les chevaux sauvages sont libres d'aller où ils veulent, quand ils veulent, avec qui ils veulent, chose que ne peuvent pas faire les chevaux de ta catégorie et si tu me sors que toi tu en as le privilège, je te répondrai que c'est parce que tu es encore jeune. »


Il marqua une pause, laissant à la pouliche le temps de bien digérer ses paroles avant de reprendre. Son ton n'était ni froid ni colérique, il était calme et posé, il aurait peut-être même pu lui inspirer la sympathie et la sureté sur la petite n'était pas autant décidé à embêter quelqu'un.

« Je peux très bien retourné seul à la frontière, je n'ai pas besoin de toi. D'autant plus que je compte rester encore un peu ici, quelques heures seulement, je n'ai pas l'intention de m'installer. »




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MessageSujet: Re: Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !   Mar 3 Avr - 20:23

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Prêt à affronter le monstre ? XD excuse le titre pourri XD

Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !



Quand Flamme prononça ces paroles, l’entier sembla dépité d’être face à elle, ce qui la fit sourire. Dès le début, il en était lassé. Blasé par ses paroles, ou son comportement non typique de celui d’un poulain qui ne semblait être fait que pour jouer ? Ses pensées vagabondèrent quelques instants, et elle put, durant moins d’une seconde, sentir le parfum enivrant de ses anciens camarades, qu’elle appréciait par pitié. Ils étaient si naïfs, trop soumis aux Hommes. Pas assez amusants pour qu’elle se lie vraiment avec l’un d’eux. Or, au lieu de se dépiter du fait qu’elle ne les verrait plus du tout, la pouliche ouvrit les yeux, plus déterminée encore à enfoncer le blanc.
« Je n'ai jamais prétendu tout savoir, en revanche je peux prétendre à en savoir plus que toi. Les chevaux sauvages sont libres d'aller où ils veulent, quand ils veulent, avec qui ils veulent, chose que ne peuvent pas faire les chevaux de ta catégorie et si tu me sors que toi tu en as le privilège, je te répondrai que c'est parce que tu es encore jeune. »

La jeunette resta bête peu de temps, étonnée du ton encore chaleureux qu’employait le mâle bien décidé à lui expliquer quelques valeurs de la vie. Ce qui était tout bonnement ridicule, puisqu’elle ne se fiait qu’à son instinct, et à sa méchanceté pour agir, plutôt qu’aux qualités que devraient avoir les chevaux dans tous les cas. Elle déglutit douloureusement, revenue une fois de plus en arrière. Oui, elle avait échappé à la mort, parce qu’elle n’était qu’un poulain, mais oui, elle avait failli se faire dévorer par des coyotes, parce qu’elle était jeune, et qu’elle n’était pas une proie bien dangereuse. Il ne savait rien de sa vie, et pourtant, sans arrière-pensées, la ramenait dans sa précédente existence, existence pourrie de même pas une semaine.
« Je peux très bien retourné seul à la frontière, je n'ai pas besoin de toi. D'autant plus que je compte rester encore un peu ici, quelques heures seulement, je n'ai pas l'intention de m'installer. »

Outrée par le comportement de l’étalon, l’ambre plissa les yeux, folle de rage. Cependant, elle ne souhaitait lui montrer son agacement, et fouailla seulement de la queue, pour l’inciter à se calmer, et à la laisser faire sa loi, chez elle. Il n’était en plus de ça pas à l’aise dans ses lieux qui ne lui appartenaient pas. On voyait bien à sa façon de jeter des coups d’œil furtifs dans les environs, et à la crispation de ses muscles qu’il n’était pas serein, redoutant peut-être une attaque ennemie. L’indienne ne souhaitait pourtant pas qu’Anoki, ou Midnight débarquent, pour la pure et simple raison que sa prise de la journée s’en irait, certes, effrayée, mais s’en irait quand même. Elle le raccompagnerait quand même à la frontière, et userait de tous les moyens du monde pour le faire dégager de ses terres, par la langue de vipère qu’elle était.
«Les jeunes savent parfois plus de choses que les vieux. C’est pourquoi je vais t’ordonner de me suivre, car ce sera notre herbe que tu brouteras, pendant les quelques heures dans lesquelles tu te baladeras. Or, je doute que tu connaisses toutes les plantes médicinales dont les Indiens ont besoin, et peut-être que tu les mangeras sans t’en rendre compte. »

Fière malgré elle du discours d’élève modèle qu’elle venait de lâcher, elle lança un petit sourire qui en disait long au sauvage. Elle engagea ensuite la marche, au pas, pour permettre à son congénère de la suivre sans souci. Avec l’aisance des poulains, elle zigzagua avec agilité entre les arbres nus, dansant presque, comme le Soleil venant défier la nuit. Elle était belle Flamme, avec sa crinière feu. On aurait dit qu’elle s’enflammait en se déplaçant. Mais était-ce le cas ?
«Je crains que le chef de ton troupeau n’accepte de voir d’autres inconnus arriver chez toi, et voler vos vivres. Pourquoi y aurait-il des patrouilles partout, alors ? À part les prédateurs, c’est surtout la présence de chevaux qui inquiètent. Même s’il est vrai que ta présence n’est pas effrayante, même un écureuil se moquerait de toi. C’est plutôt qu’elle me déplaît, je n’aime pas les sages qui croient tout savoir et qui étalent leur science pour épater les jeunes. »

La pouliche lança un regard dédaigneux au cheval pâle, avant d’indiquer d’un signe de tête la route à prendre. Elle l’emmènerait loin, juste à la frontière, et rentrerait seule. Mais elle n’était plus aussi peureuse, sa bonne étoile comptait sur elle, elle la sentait coller à sa peau.







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MessageSujet: Re: Moi, je suis une reine, toi, t’es un rat !   Mer 18 Avr - 13:29

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Flamme & Idem

La petite pouliche semblai ravie de mettre le mâle blanc mal à l'aise ou de le rabaisser et elle ne ratait jamais une occasion de faire des petites remarques, se faufilant à travers toutes les brèches qu'Idem lui offriait pour répliquer sans vraiment s'en rendre compte. Elle avait un comportement et une mentalité qu'il n'aimait pas, mais elle était encore jeune, elle aurait le temps de grandir et de prendre conscience de son comportement. En grandissant, les gens mûrissent et réalisent le mal qu'ils faisaient aux autres s'en vraiment s'en rendre compte lorsqu'ils étaient jeunes. Même s'il devait bien l'avouer, Idem n'avait jamais croisé une petite aussi prétiencieuse et sûr d'elle. Après ce n'était pas vraiment un défaut, cela lui permettait de ne pas se laisser marcher sur les pattes et il ne pouvait qu'admirait le courage dont elle faisait preuve à son jeune âge. Il en avait croisé des chevaux, certains se prétendant même chef de troupeau ou ancien alors qu'il ne voyait en eux pas l'allure d'un chef. Elle en revanche avait tout ce qu'il fallait pour diriger un troupeau, il lui trouvait une force de caractère et une volonté d'imposer le respect et la soumission des autres qui convenait parfaitement pour prétendre à ce rang.

Les paroles del'étalon semblèrent énerver car elle se mit à plisser les yeux et battre follement l'air de sa queue. Idem dû faire un effort surhumain pour s'empêcher d'esquisser un sourire victorieux. C'était le problème des personnes avec un fort caractère, dès qu'on se mettait à les provoquer ou à les ignorer, ils perdaient rapidement leur calme. Bien sûr, il y avait toujours des exceptions mais tout le monde a un point faible et si elle s'amusait à vouloir le pousser à bout, lui-même n'allait pas se gêner. Il n'était pas méchant de nature mais il n'avait pas non plus pour passion de laisser des petites pouliches dans son genre lui dictait quoi faire. Son geste semblait vouloir lui indiquer de se calmer et rester à sa place mais au contraire, Idem leva un peu plus haut la tête et la regarda d'un regard remplie de malice et provocateur.

« Les jeunes savent parfois plus de choses que les vieux. C’est pourquoi je vais t’ordonner de me suivre, car ce sera notre herbe que tu brouteras, pendant les quelques heures dans lesquelles tu te baladeras. Or, je doute que tu connaisses toutes les plantes médicinales dont les Indiens ont besoin, et peut-être que tu les mangeras sans t’en rendre compte. »


Idem secoua négativement la tête, n'étant pas spécialement d'accord avec ce qu'elle venait d'affirmer.

« Non les jeunes ne savent pas plus de choses que les plus âgés, ils voient le monde différemment et c'est ce qui leur donne cette impression. Et au passage, l'herbe repousse et il me semble qu'il y en a bien assez pour toi, moi et les humains, personnellement je n'interdis pas aux voyageurs qui passent par les terres de ma troupe de brouter. »


La pouliche à la crinière de feu s'engagea vers la sortie des terres et Idem leva les yeux au ciel, ne bougeant d'abord pas d'un poil. S'il la suivait, elle aurait en quelque sorte gagné et il n'aimait pas l'idée de lui offrir si facilement ce qu'elle désirait. Néanmoins, il n'était pas là pour chercher les ennuis et même s'il ne craignait pas grand chose d'elle, ce n'était pas dans son caractère de déranger les autres. S'il n'était pas le bienvenue alors il partirait et irait voir ailleurs. Finalement, il était assez déçu de la tournure qu'avait prit cette sortie. Si tout avait bien commencé, cela n'avait fait qu'empirer au fur et à mesure qu'il passait du temps avec cette femelle qui le trouvait vieux alors qu'il n'avait que quatre petites années derrière lui. Il se mit donc à marcher à sa suite, d'un pas lent et silencieux, tel un fantôme de glissant dans les ombres de la nuit alors qu'elle traversait l'obscurité tels les rayons de soleil à travers les nuages.

« Je crains que le chef de ton troupeau n’accepte de voir d’autres inconnus arriver chez toi, et voler vos vivres. Pourquoi y aurait-il des patrouilles partout, alors ? À part les prédateurs, c’est surtout la présence de chevaux qui inquiètent. Même s’il est vrai que ta présence n’est pas effrayante, même un écureuil se moquerait de toi. C’est plutôt qu’elle me déplaît, je n’aime pas les sages qui croient tout savoir et qui étalent leur science pour épater les jeunes. »


Idem haussa les épaules, marchant toujours aussi lentement pour gagner du temps.

« Je n'en sais rien de ce que fais mon chef de troupeau des intrus, moi tant qu'ils ne sont pas menaçants je n'ai pas de raison de l'être. Il marqua une pause, ne sachant trop quoi répliqué à sa petite provocation. Je ne me prétends pas être un sage, je suis encore trop jeune pour l'être, par contre je le suis plus que toi et moi je sais écouter les conseils des plus âgés. »




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