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 « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. » - Seconde partie

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Anoki

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MessageSujet: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. » - Seconde partie   Sam 25 Fév - 20:33




S'enfuient les ombres...
Anoki & Hurricane


Les branches frémissaient, leurs feuilles agitées par la brise marine. Aux cris des mouettes revenues de leur pêche au large reposer leurs ailes immaculées, se mêlaient les gazouillis et les chants aux notes mélodieuses des petits oiseaux qui, dodelinant de la tête, se cachaient parmi les feuillages.
Anoki remua une oreille. Il lui paraissait étrange que les cris des enfants bagarreurs et les discussions calmes et apaisantes des femmes à leurs ouvrages ne lui parviennent pas. Des effluves étranges, en toile de fond d'une senteur équine qui n'était pas sienne, s'activaient autour de ses larges naseaux. Il ouvrit brusquement les yeux. Sursautant, il jeta un regard aux alentours. Pas de tipis, pas de lakotas s'affairant aux alentours. Juste une troublante quiétude et un mâle alezan.

Le Noir se souvint enfin, après avoir été pris par l'étonnement. Il s'était assoupi ici, sur cette étrange île où il s'était bêtement laissé coincer aux côtés d'un sympathique cheval de la cavalerie, Hurricane - l'alezan borgne à ses côtés -. Son repas de pommes et d'herbe verdoyante pesait encore sur son estomac, pourtant, la tentation de la gourmandise fut trop forte pour qu'il résiste aux fruits rougeoyants. Il tendit l'encolure et, prenant soin de ne pas réveiller son acolyte, il saisit entre ses fortes mâchoires une pomme qu'il croqua avec délices. Il jeta un coup d’œil au ciel ; le soleil commençait à décliner. Il s'ébroua et tendit l'oreille pour guetter le son des vagues. Elles lui paraissaient plus lointaines. La marée était-elle redescendue ?
Il hésita quelques instants à réveiller Hurricane, mais décida finalement de trotter vivement vers la plage. L'eau s'était retirée, dévoilant une large bande de sable, comme à son arrivée. Sur leur îlot, les deux humains gesticulaient, comme s'il s'apprêtaient à gagner l'île pour retrouver leurs montures - ou à les laisser se débrouiller en guise de punition -. Anoki fit volte-face et regagna les pommiers. Il effleura l'encolure de son nouvel ami des naseaux pour le réveiller. Comme l'autre ne réagissait pas, il le Noir décida de le secouer un peu et frappa vigoureusement l'épaule du borgne de son front.

« Réveilles-toi, gros paresseux ! C'est l'heure de rentrer, si tu ne veux pas passer la nuit ici. »



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. » - Seconde partie   Sam 25 Fév - 21:09

Anoki et HurricaneRP
S'enfuient les ombres

« Réveilles-toi, gros paresseux ! C'est l'heure de rentrer, si tu ne veux pas passer la nuit ici. »

L'alezan grogna quelques mots inaudibles, comme pour se sortir de ce mauvais rêve et ce ne fut que quand l'autre lui faisant profiter de son immense douceur en lui donnant un coup à l'épaule que le borgne dédaigna ouvrir calmement l'œil sans précipitation, il tourna légèrement la tête afin de pouvoir apercevoir celui qui venait de déranger son paisible sommeil.    

« Je vais rester ici... Ça me parait pas mal... Laisse-moi dormir tu veux bien ?. »

Sur un ton aussi sec que nonchalant il lâcha ses paroles au malheureux qui se trouvait devant lui. Puis d'un coup brusque il se redressa : il venait de retrouver l'identité de l'autre et se souvenait de ce qui s'était passé plus tôt. Surpris il fit un léger pas de côté et assimila enfin les paroles de son ami, il le regarda étonné, puis dirigea son regard encore ensommeillé vers le ciel ; le soleil avait bien bougé. Il s'ébroua et se tourna péniblement vers son ami. Il le défigura quelques instants, celui-ci avait l'air en pleine forme, puis il fit quelques pas et  observa une dernière fois le magnifique endroit, remplit d'arbres et de fruits en tous genres, qui baignant dans une fine lumière ressemblant ainsi en quelques sortes à un petit paradis, avant de questionner Anoki:

« Tu es réveillé depuis longtemps ? »
Il continua de marcher, certes il tournait en rond mais, cela lui promettait un réveil doux et ainsi éviterais qu'Anoki subisse ses humeurs. Enfin quand il se sentit prêt, il s'arrêta en face du noir et proposa à celui-ci de se dégourdir les pattes :

« On y va ? J'aurais besoin de piquer une petite pointe de vitesse, il faut que je me réveille, alors si ça ne te dérange pas ... »
Il lui sourit malicieusement, comme pour lui lancer un défi.




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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. » - Seconde partie   Dim 5 Mar - 13:20




S'enfuient les ombres...
Anoki & Hurricane


Somnolent, l'alezan entrouvrit enfin son unique œil valide pour le porter vers le Noir.

« Je vais rester ici...marmonna-t-il rudement. Ça me parait pas mal... Laisse-moi dormir tu veux bien ? »

Anoki laissa échapper un soupir et s'ébroua, tant amusé qu’offusqué par la froideur du borgne. Il s'apprêtait à mordiller l'épais toupet du roux pour le tirer de ses rêveries lorsque celui-ci eut un brusque sursaut.
Hurricane dévisagea quelques instants le Noir, l'air engourdis, avant de se tourner vers le ciel qui offrait son azur à la vue des deux équidés au travers du feuillage émeraude des arbres. La monture de soldat s'ébroua et reporta son attention sur l'indien.

« Tu es réveillé depuis longtemps ? » s'enquit-il.

Il s'était mis à marcher, à aller et venir sans semblant de dessein, d'intérêt, sans doute marcher juste pour marcher. Le regard couleur de plaine du Noir le suivait avec attention, s'appliquant à ne pas le lâcher, comme s'il avait peur de le voir disparaître et s'évaporer sitôt qu'il se détournerait. La robe rousse du borgne prenait des reflets de bronze sous les rayons solaires qui perçaient le feuillage dense du pommier. Chacun de ses pas les faisaient danser et chatoyer.
Alors que le Noir s'apprêtait à répondre, son interlocuteur vint se planter face à lui.

« On y va ? J'aurais besoin de piquer une petite pointe de vitesse, il faut que je me réveille, alors si ça ne te dérange pas... » fit-il avec un sourire taquin.

Le défi que lançait l'alezan n'échappa pas au kerry bog, qui lui répondit d'un regard empli d'un pareil malice.

« J'ai du mal à croire que tu puisses galoper sans te prendre un arbre dans l'état où tu es ! » le railla-t-il.

Sans attendre de réponse, le Noir s'élança vers la plage, d'un galop soutenu tout d'abord afin de permettre à l'autre de prendre le départ sans trop de brusquerie après sa sieste.



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. » - Seconde partie   Lun 13 Mar - 0:39

Anoki et HurricaneRP
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« J'ai du mal à croire que tu puisses galoper sans te prendre un arbre dans l'état où tu es ! »

L'alezan eut à peine le temps d'entrouvrir sa bouche pour répondre, sur un ton qui aurait certainement été acerbe, que l'autre était déjà partit, galopant plutôt doucement entre les arbres. Le cuivré eut un temps de latence, planter là sans bouger, regardant le noir, qui avait le talent d'autant l'énervé que l'amuser et qui peu à peu s'éloignait jusqu'à ne devenir plus qu'une de ces nombreuses ombres se profilant dans l'obscurité. Enfin Hurri' eut une réaction, il prit un départ rapide, tentant de rattraper Anoki dans l'épaisse et somptueuse foret, qui doucement s'amaigrissait, laissant s'échapper de pâle rayon de soleil de plus en plus réguliers, caressant d'une douce chaleur le dos du cuivré. Le borgne, dans un galop rapide finit par retrouver la trace si unique en ces lieux de son acolyte. Il s'approchait à vive allure, ses sabots cognant le sol épais de plus en plus rapidement, tout comme son cœur qui a présent battait à un rythme effréné, dans l'espoir aussi malicieux soit-il, de dépasser Anoki.

Quand il arriva à hauteur de croupe de celui-ci, il ne put échapper un énième sourire emplit d'une grande détermination  qui se transforma vite en surprise, face à l'accélération fulgurante de l'indien qui le déposa une fois de plus sur place. L'alezan se mit alors dans une allure moins rapide et plus confortable, essouffler et fatiguer par l'effort qu'il venait d'établir. Il s'appliqua donc à le suivre à bonne distance, sans le quitter de l'œil, espérant que cette fois-ci il ne parte pas dans la mauvaise direction « comme la dernière fois » pouffa-t-il pour lui-même.

Puis après quelques minutes, le noir décéléra enfin, jusqu'à atteindre l'arrêt total, devant la plage. Le cuivré vint se positionner à ses cotées observant le rivage et l'eau qui était plus aussi haute qu'avant, le niveau avait effectivement baissé ; laissant plus qu'un fin filet d'eau salée au milieu d'une étendue de sable mouillé dorant à la vue du soleil.

« On peut rentrer mainte… »

L'alezan se coupa, trop essoufflé pour parler plus, observant avec intérêt le paysage qui se dressait devant eux, ne comprenant pas comment celui-ci pouvait tant changer en si peu de temps.




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Anoki

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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. » - Seconde partie   Lun 13 Mar - 20:23




S'enfuient les ombres...
Anoki & Hurricane


Le tambour des sabots du roux parvint enfin aux oreilles d'Anoki. La monture de soldat se rapprochait à une vitesse surprenante, réduisait la distance qui le séparait encore du kerry bog à chaque foulée. L'indien s'étonna de le voir si rapide, avant de se souvenir qu'il était à moitié quarter horse, race dont les humains vantaient les mérites à la course. Mais le Noir savait également que lui-même avait été forgé par ses longues galopades, et que s'il n'était pas le plus rapide, il serait certainement le plus endurant.
La tête de Hurricane apparut bientôt à ses côtés. Un sourire déterminé au coin des lèvres, il s'apprêtait à prendre les devants ; qu'à cela ne tienne. Sous-estimait-il le kerry bog ? Anoki s'élança en avant, allongea les foulées, et se lança enfin dans la pleine puissance de son galop. Le vent sifflait dans sa crinière qui lui fouettait l'encolure, l'herbe s'arrachait sous ses larges sabots. Avec un hennissement de malice et de bonheur, il lança un coup-de-cul dans le vide, comme pour se moquer du roux qui arborait un air surpris.

L'indien fila a travers les arbres pendant quelques instants encore, simplement pour le plaisir, puisque l'alezan ne semblait plus décidé à le dépasser. Il finit par ralentir en approchant de la plage, et c'est au trot qu'il foula enfin le sable pâle. S'ébrouant bruyamment, il attendit que son acolyte le rejoigne. La monture du Fort observa, essoufflé, la langue de sable qui s'étendait jusqu'à perte de vue, ponctuée ici et là de flaques luisantes sous le soleil déclinant. Des filets d'eau, pareils à de petits ruisseaux, courraient entre les flaques.

« On peut rentrer mainte… »

L'alezan se coupa pour reprendre son souffle. Mais le Noir l'écoutait à peine. Quelque chose n'allait pas. Mais quoi donc ? L'eau était basse, il ne demeurait que ces quelques flaques... Il coucha vivement les oreilles en arrière. Elles n'y étaient pas, lorsqu'il était venu là quelques temps plus tôt. L'eau remontait !

« On doit se dépêcher, ou on va se retrouver coincer en plein milieu de l'eau. Allez, un petit effort Hurri', on va devoir galoper jusqu'à la plage... »

Le Noir donna un petit coup du bout du nez dans l'épaule de son ami, espérant lui donner la force de continuer jusqu'au bout. Il était déjà essoufflé, bien plus que le kerry bog. Anoki le poussa légèrement, dans un encouragement tacite, avant de s'élancer sur l'étendue sableuse. Il laissa l'alezan le rejoindre et le frôla de son épaule, lui faisant comprendre qu'il pourrait s'appuyer sur lui s'il faiblissait trop.

Les sabots des deux équidés les portèrent vivement. Alors qu'ils approchaient de la moitié du chemin, Anoki fut prit du pressentiment d'oublier quelque chose. Cela le tarauda quelques foulées durant ; d'où lui venait cette étrange sensation ? Aurait-il du prendre quelques pommes avec lui ? Il se tourna vers Hurricane, qui s'essoufflait de nouveau.

« Allez, courage, tu peux bien galoper jusque là-bas ! Tu arrives bien à porter ton cavalier ! » souffla-t-il pour l'encourager.

Son cavalier ! Anoki pila brusquement. C'était ça, qu'il avait oublié. Bidziil ! Il tourna la tête pour voir les silhouettes des deux humains qui tentaient de les rejoindre. En tendant l'oreille, il lui sembla entendre la voix de son indien, portée par le vent - et il semblait plutôt mécontent.

« Attend, on a oublié nos humains ! brailla-t-il a Hurricane. Reprend ton souffle, je vais les chercher, je reviens. »

Le kerry bog fit demi-tour, espérant qu'il pourrait porter les deux hommes à la fois. Il avait l'habitude de n'avoir que Bidziil sur le dos. Parfois, il laissait plusieurs enfants s'amuser à monter sur son dos, mais ils étaient bien plus légers que des adultes. Misant sur sa force issue de sa race de trait, il parvint jusqu'à eux.

Bidziil avait l'air furieux. Il accueillit son étalon avec des paroles sèches et rudes, mais le Noir les ignora superbement. Il s'arrêta près d'eux et laissa le chef indien bondir sur son dos avec souplesse. Bidziil jeta un regard vers Hurricane, au loin, l'air confus. Anoki comprit qu'il se demandait comment était censé faire l'autre humain pour rejoindre sa monture. Le Noir s'agita, poussa un petit hennissement et se rapprocha du soldat, qu'il fixa un long moment. Bidziil sembla enfin comprendre. D'abord soucieux, il finit par hausser les épaules.

« Je te fais confiance, mon grand, murmura-t-il au kerry bog qui s'agitait de plus en plus, nerveux tandis que l'eau humidifiait de plus en plus le sol. Monte, Colt. »

Le chef aida le soldat à se hisser maladroitement sur le dos du grand Noir. Ceci fait, Bidziil serra les flancs de sa monture qui fit demi-tour. Anoki trotta tout d'abord, s'habituant au poids inhabituel sur son dos. Mais le temps le pressait, et il prit le galop. Colt rebondissait sans grâce, crispé, sans doute trop habitué à monter sur une selle. La malheureuse monture remerciait les Grands Esprits de son cavalier de l'avoir fait naturellement confortable. Priant pour que l'on épargne son dos si innocent, Anoki accéléra encore. L'eau montait. Elle lui arrivait à présent aux boulets, et chaque foulée projetait des éclaboussures tout autour de lui.
Le Noir rattrapa finalement son nouvel ami. Épuisé, il s'arrêta brusquement, incapable de faire une foulée de plus.

« Je te laisse... Le tiens, ou je vais m'écrouler et finir noyé... » souffla-t-il à Hurricane entre deux respirations bruyantes.

Dès que le soldat se laissa tomber au sol dans un fracas d'éclaboussures pour s'approcher de sa propre monture, Anoki se sentit mieux. Son cavalier mit pied à terre pour aider l'autre à se hisser sur l'alezan, laissant au Noir un peu de répit pour reprendre sa respiration.



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. » - Seconde partie   Ven 24 Mar - 23:16

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« On doit se dépêcher, ou on va se retrouver coincer en plein milieu de l'eau. Allez, un petit effort Hurri', on va devoir galoper jusqu'à la plage... »

L'alezan jeta un coup d'œil à son camarade, qui lui ne paraissait pas autant essoufflée. Il sentit un vif petit coup dans son épaule, comprenant silencieusement l'encouragement de son ami, qui déjà galopait dans le sable humide. Malgré son cœur qui battait la chamade, son souffle rauque qui lui entaillait à chaque goulée d'air sa gorge, ses pattes qui semblaient ne put pouvoir soutenir l'entièreté de son poids, l'alezan reprit sa course à petites foulées. Bientôt épaulée par le noir, le cuivré put reprendre quelques forces et de ce fait accéléra légèrement l'allure comme porté par une douce brise.

« Allez, courage, tu peux bien galoper jusque là-bas ! Tu arrives bien à porter ton cavalier ! »

C'est à cet instant que le borgne comprit ce qui lui manquait depuis le début. Alors que l'indien pila brusquement, lui prit le temps de s'arrêter tout en écoutant les sages paroles de son compagnon, qui immédiatement repartit dans le sens inverse. Hurricane suivit du regard l'autre jusqu'au deux humains, il ne voyait que des formes floues pour le coup, mais il les voyait. Le temps que le Kerry arrive, Hurri' avait pu reprendre du souffle, les rôles étant pour cette fois inversés.

« Je te laisse... Le tiens, ou je vais m'écrouler et finir noyé... »

L'étalon acquiesça simplement, comme trop pressé pour parler. Il entendit quelques pas lourd arriver, projetant de l'eau sur ces membres, puis enfin Colt aidée d'un autre humain grimpa lourdement sur son dos. Il attendit quelques secondes et enfin quand L'autre fut monté sur Anoki il s'élança dans un petit galop afin que son compère, épuisé par sa folle galopade, puisse le suivre.

Le temps pressait et l'eau montait rapidement, presque au même rythme que celui des rebondissements du grassouillet. Autant dire que cela était dur à supporter pour l'alezan qui commençait à peiner à galoper, l'eau salée l'entravant jusqu'au genou à présent. Le borgne remarqua alors que plus ils s'approchaient du bord, plus paradoxalement le niveau augmentait. Il se retourna alors vers les deux autres :

« Il faut que l'on se dépêche, sinon on ne va jamais pouvoir rentrer »

S'écria-t-il alors, prit d'un vent de panique. Bientôt il retrouva un calme passager, sentant  Colt se crisper sur son dos au constate de l'eau froide sur le bout de ses jambes. Désormais la plage de sable fins, encadré par le ciel et ses teintes qui peu à peu s'éclaircissaient, n'était plus qu'à quelques mètres de là. Finalement, une sensation désagréable vint lui tordre l'estomac quand il sentit le liquide froid embrasser ses cotes, ses pattes ne pouvant plus bouger normalement. Serrant des dents,  il tourna sa tête et jeta un coup d'œil au noir qui semblait plus à l'aise que lui ; Même s'il n'en avait pas autant que lui ce n'était plus qu'une question de temps, déjà ses membres battaient d'une façon étrange, lui permettant d'avancer rapidement et aisément passant à côté du cuivré tout en lui lançant un regard celui-ci l'observa et s'écria : « J'ai compris » et immédiatement il reproduisit le mouvement, restant toujours légèrement en retrait, avançant à son rythme sous le regard de son nouvel ami.

Bientôt accompagné par le mouvement de petites vagues, l'avancée ne fut que plus rapide, aidé par un léger courant, l'eau baissant, ses membres bientôt libérés. Il arriva à se dégager de cette étendue aqueuse, essoufflé mais, bien vivant, toujours debout, il entendit le dernier clapotement de ses sabots dans le liquide bleu turquoise et sut que tout cela était fini. Ereinter il fit quelques pas, s'enfonçant maintenant dans le sable chaud, les yeux fermé, n'ayant plus qu'un souhait ; rentrer et se coucher dans son nid « douillet ».          

Epuiser mais, enfin au sec, le borgne borner crut s'effondrer plusieurs fois avant d'atteindre la cime des arbres. Bientôt il s'arrêta, croyant son ami proche de lui, ce fut sans compter l'appel vigoureux de l'homme, sa voix nonchalante s'élevant disgracieusement parmi les quelques piaillements des derniers oiseaux présent, criant d'une exclamation forte quelques mots incompréhensibles. Le cuivré compris alors son erreur précédemment commise. Il reçut une petite claque à l'épaule et l'homme, qui était trempé, sans se retourner, lui demanda d'accélérer afin de rentrer au fort et de pouvoir se sécher. Hurricane laissa échapper un hennissement en guise d'en revoir destiner à Anoki et tenailler par la petite jambe du soldat il fut obligé d'accélérer. La correction allait être dure ce soir et la ration elle très maigre…  




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